La vie d'un veau… et de sa mère…

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Posté par AVF le 20 juin 2009

Le tout petit veau est arraché à sa mère quelques jours seulement après sa naissance pour que les humains puissent consommer le lait qui lui était destiné. Comme toutes les femelles mammifères, si la vache n’a pas de veau elle ne produit pas de lait. La séparation affective est évidemment ressentie douloureusement par les deux et leur détresse dure plusieurs jours.

Le veau séparé de sa mère est ensuite enfermé dans la pénombre, enchaîné dans un boxe exigu dans lequel il ne peut même pas se retourner, sur des lattes en bois, sans paille. 100 jours plus tard pour lui c’est déjà la fin. Il arrive à peine à marcher… pour aller à l’abattoir. Il n’aura connu ni la lumière du soleil, ni la prairie, ni la joie de gambader, ni compagnons de jeux. Sa viande, obtenue très blanche par l’immobilité, la pénombre, et par une nourriture essentiellement à base de lait, est destinée à la consommation humaine. Son cuir sera utilisé en peausserie pour fournir un cuir fin, en ganterie ou bagagerie par exemple.

Les plus faibles de ses congénères auront été abattus dès leur naissance pour extraire la présure appelée "caillette" contenue dans leur estomac. La présure est utilisée dans la fabrication de presque tous les fromages. Leur viande sera utilisée pour la fabrication d’aliments pour animaux.

Les veaux femelles sélectionnés pour la production laitière, connaitront le même parcours que leur mère, soit trois années d’exploitation intensive, de gestations obligatoires et ininterrompues, le plus souvent par insémination artificielle, pour fournir un maximum de lait.

Les génisses, jeunes vaches, finiront plus tôt à l’abattoir pour y fournir leur viande et le "célèbre" foie de génisse.

Un très petit nombre de veaux mâles seront sélectionnés pour être taureaux reproducteurs auxquels on soutirera artificiellement la semence.
Les autres veaux destinés à fournir la viande de boeuf premier choix seront castrés, devenant ainsi des boeufs ou des "broutards". Certains d’entre eux auront le rare privilège de connaitre les pâturages durant quelques années. Ce sont ces troupeaux de "privilégiés" que l’on peut encore voir dans les prairies à la campagne.

Ne nous leurrons pas, de plus en plus rares sont les exploitations fermières respectueuses du bien-être de leurs animaux et dont les fermiers mènent encore leurs vaches laitières en pâturage. Ces petites exploitations laitières, nécessitant une présence constante et un travail très contraignant, n’étant de surcroît pas très rentables, finissent par disparaître les unes après les autres.

La plupart du temps en enclos sous les hangars des grandes fermes industrielles, gavée d’antibiotiques et autres drogues, ainsi que de suppléments nutritionnels, la vache laitière, véritable "usine à lait", ne connaitra guère plus que son veau les joyeuses gambades en prairie et le soleil. Elle sera contrainte à produire du lait, encore et encore, jusqu’à 6000 litres par an. Les mamelles hypertrophiées, lorsqu’elles sont pleines de lait peuvent peser jusqu’à 50 kgs. Ceci engendre souvent des mammites douloureuses, compliquées parfois de kystes purulents (avec apparition de pus dans le lait) qu’il faut traiter à coup d’antibiotiques.

Ainsi, après 3 années d’emprisonnement et de souffrances, alors que son espèrance de vie est d’environ 20 ans, elle aussi sera envoyée à l’abattoir pour finir comme "viande de boeuf".

Ayons une petite pensée pour eux lorsque dans un magasin nous abordons les rayons viande, lait, beurre, crème fraiche, les 365 fromages, les innombrables yaourts, les boissons au lait, les desserts lactés "délicieux", les "exquises" glaces …

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