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Sont marrants, les Ricains

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Posté par AVF le 18 mars 2010

C’est facile pour eux de se passer de fromage. Il n’en ont que deux (le jaune et le rouge). Alors que pour nous les Frenchies, renoncer au bleu, au chèvre, au cantal, au morbier, au roquefort, au camembert, au vacherin et j’en passe, c’est une autre paire de manches.

Je vais peut-être briser un tabou, mais j’éprouve une difficulté certaine, pour ne pas dire une certaine difficulté, à me passer entièrement de fromage et à devenir végétalienne. Le lait, j’ai toujours détesté ça. Les oeufs, je m’en fiche. Le goût n’a rien d’extraordinaire et penser que c’est de l’ovule de poule me dégoûte vaguement. Les yaourts, que je mangeais en général glacés et insipides à la sortie du frigo, aucun regret non plus. Les jours où j’ai envie de manger quelque chose qui vient d’un petit pot (si c’est vraiment ça qui me turlupine), je mange une compote.

Mais le fromage, c’est dur, quand on adore ça et qu’on en a toujours mangé des quintaux. Evidemment, depuis que je sais comment il est obtenu (la souffrance des vaches, brebis, chèvres etc. et le sacrifice de leurs petits), il n’a plus vraiment le même goût. Le cerveau parle aux papilles… Mais j’ai encore du mal à l’oublier complètement, même si ma consommation actuelle (pas inexistante, donc) n’a plus rien à voir avec ce que j’avais l’habitude de m’envoyer avant… J’ai tout essayé pour être à 100% cohérente avec mon éthique, dont me gaver de ce foutu fromage matin midi et soir pendant trois jours dans l’espoir de m’en écoeurer. En vain. La seule parade que j’ai trouvée, c’est le Cheezly ! Mais mon estomac, ce fourbe, ne l’aime pas beaucoup.

A y réfléchir cependant, et dans l’absolu, je ne vois pas pourquoi je culpabiliserais davantage sur ce que je mange encore plutôt que sur ce que j’ai déjà réussi à faire (à savoir diminuer ma consommation de façon spectaculaire). Je me dis qu’il vaut mieux faire quelques écarts de temps en temps que de se sentir frustré non stop. Et que quelques centaines de grammes par-ci par-là ne font pas grande différence. Evidemment, si tout le monde se dit ça, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières… Mais si ce « tout le monde » réduisait déjà sa consommation comme je l’ai fait, la différence serait déjà grande. Non ? Ni la philosophie ni les statistiques n’ont jamais été mon fort, mais il me semble que tout cela tient debout.

En tout cas, comme disent les Américains de PETA, qui sont d’un grand pragmatisme, do what works for you (« Faites ce qui marche le mieux pour vous »).

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