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Archive for the ‘Ethique’ Category

Souvenir Impérissable

Mardi, février 15th, 2011

Certains jours, à la lecture d’un article de journal, le premier réflexe est de vérifier sur le calendrier si on est le 1er avril ou pas. C’est exactement ce que j’ai fait en lisant ceci :

« Un  restaurant  new-yorkais  propose  aux  clients  satisfaits  de  la  viande  qui  y  est  servie  de repartir  en  portant  un  vêtement  ou  un  accessoire  réalisé  avec  la  peau  de  l’animal  qu’ils viennent de déguster. (Lire la suite…)

Secrètement, je vous envie… (Partie 2)

Lundi, novembre 22nd, 2010

Vraiment, je vous le dis, 15 ans de végétarisme, c’est toute une histoire, ahhh nostalgie quand tu nous (re)prends…

Il y a 15 ans, de nombreux végétariens se sentaient bien seuls face à leur végétarisme. (Lire la suite…)

Secrètement, je vous envie… (Partie 1)

Vendredi, novembre 19th, 2010

Voilà bientôt 15 ans que j’ai fait le choix du végétarisme, ahhh nostalgie quand tu nous prends…

Rassurez-vous, je ne vais pas parler du bon vieux temps, vous pondre tout un chapitre expliquant point par point comme c’était mieux avant, au contraire. Je ne le ferai pas d’abord parce que c’est un peu prématuré, je n’ai pas 30 ans, et en plus il faut avouer que les végétariens sont bien mieux lotis aujourd’hui qu’il y a quelques années. (Lire la suite…)

C'est arrivé près de chez moi

Samedi, juillet 31st, 2010

C’était le samedi 24 juillet dernier (mais l’affaire n’a été révélée à la presse que quelques jours plus tard). A Villers-au-Tertre, à quelques kilomètres de chez moi, huit cadavres de nouveau-nés ont été retrouvés au domicile d’un couple de quadragénaires, déjà parents de deux grandes filles. C’est mal, mais sur le coup, ma première pensée a été pour nous. « Seigneur Dieu, pourvu qu’ils ne soient pas végétariens ! » ai-je glapi. (Lire la suite…)

Ryanair promeut l'antispécisme

Mercredi, juillet 21st, 2010

On pense la condition de l’animal très en retard sur celle de l’être humain. Mais l’écart entre les deux s’amenuise. Pas parce que la condition de l’animal s’améliore, mais parce que celle de l’être humain se dégrade. Quand celui-ci accepte, par exemple, de se faire mal traiter pour économiser un peu d’argent. Voyager avec Ryanair, ce qui est éventuellement d’actualité pour certains d’entre nous en cette période de vacances, permet par exemple d’approcher ce que c’est que d’être « traité comme une bête » et d’appréhender, de loin mais c’est déjà un début, ce que vivent les millions d’animaux trimballés chaque jour dans les bétaillères qui les mènent à l’abattoir. Récit d’une expérience in vivo. (Lire la suite…)

Vallée de larmes, rivière d'espoir

Samedi, juin 19th, 2010

Je termine le bouquin de Morgane Vallée, J’ai toujours dit qu’il recommencerait. Morgane Vallée, treize ans à l’époque des faits, vingt-deux aujourd’hui, est la première victime de Manuel Da Cruz, le violeur et meurtrier « présumé » (il faut dire « présumé » car le procès n’a pas encore eu lieu) de Marie-Christine Hodeau, dite la joggeuse de Fontainebleau, violée et assassinée le 28 septembre 2009 à Milly-la-forêt. (Lire la suite…)

Sont marrants, les Ricains

Jeudi, mars 18th, 2010

C’est facile pour eux de se passer de fromage. Il n’en ont que deux (le jaune et le rouge). Alors que pour nous les Frenchies, renoncer au bleu, au chèvre, au cantal, au morbier, au roquefort, au camembert, au vacherin et j’en passe, c’est une autre paire de manches.

Je vais peut-être briser un tabou, (Lire la suite…)

Assaisonnement pour salade banale

Samedi, août 8th, 2009

salade banaleL’autre jour, j’étais en train d’avaler sans grand appétit une petite salade quand je fus illuminé par une idée qui vous paraîtra peut-être évidente.

Devant ces pauvres crudités, promises à une ingestion imminente, j’ai pensé tout à coup que j’avais de la chance. Et la seconde suivante me vit empli d’un sentiment inhabituel de fierté. Oui, j’avais de la chance et j’étais bien dans mes baskets. Que s’était-il passé dans les méandres de mon esprit? (Lire la suite…)

La vie d'un veau… et de sa mère…

Samedi, juin 20th, 2009

Le tout petit veau est arraché à sa mère quelques jours seulement après sa naissance pour que les humains puissent consommer le lait qui lui était destiné. Comme toutes les femelles mammifères, si la vache n’a pas de veau elle ne produit pas de lait. La séparation affective est évidemment ressentie douloureusement par les deux et leur détresse dure plusieurs jours.

Le veau séparé de sa mère est ensuite enfermé dans la pénombre, enchaîné dans un boxe exigu dans lequel il ne peut même pas se retourner, sur des lattes en bois, sans paille. 100 jours plus tard pour lui c’est déjà la fin. Il arrive à peine à marcher… pour aller à l’abattoir. Il n’aura connu ni la lumière du soleil, ni la prairie, ni la joie de gambader, ni compagnons de jeux. Sa viande, obtenue très blanche par l’immobilité, la pénombre, et par une nourriture essentiellement à base de lait, est destinée à la consommation humaine. Son cuir sera utilisé en peausserie pour fournir un cuir fin, en ganterie ou bagagerie par exemple.

Les plus faibles de ses congénères auront été abattus dès leur naissance pour extraire la présure appelée "caillette" contenue dans leur estomac. La présure est utilisée dans la fabrication de presque tous les fromages. Leur viande sera utilisée pour la fabrication d’aliments pour animaux.

Les veaux femelles sélectionnés pour la production laitière, connaitront le même parcours que leur mère, soit trois années d’exploitation intensive, de gestations obligatoires et ininterrompues, le plus souvent par insémination artificielle, pour fournir un maximum de lait.

Les génisses, jeunes vaches, finiront plus tôt à l’abattoir pour y fournir leur viande et le "célèbre" foie de génisse.

Un très petit nombre de veaux mâles seront sélectionnés pour être taureaux reproducteurs auxquels on soutirera artificiellement la semence.
Les autres veaux destinés à fournir la viande de boeuf premier choix seront castrés, devenant ainsi des boeufs ou des "broutards". Certains d’entre eux auront le rare privilège de connaitre les pâturages durant quelques années. Ce sont ces troupeaux de "privilégiés" que l’on peut encore voir dans les prairies à la campagne.

Ne nous leurrons pas, de plus en plus rares sont les exploitations fermières respectueuses du bien-être de leurs animaux et dont les fermiers mènent encore leurs vaches laitières en pâturage. Ces petites exploitations laitières, nécessitant une présence constante et un travail très contraignant, n’étant de surcroît pas très rentables, finissent par disparaître les unes après les autres.

La plupart du temps en enclos sous les hangars des grandes fermes industrielles, gavée d’antibiotiques et autres drogues, ainsi que de suppléments nutritionnels, la vache laitière, véritable "usine à lait", ne connaitra guère plus que son veau les joyeuses gambades en prairie et le soleil. Elle sera contrainte à produire du lait, encore et encore, jusqu’à 6000 litres par an. Les mamelles hypertrophiées, lorsqu’elles sont pleines de lait peuvent peser jusqu’à 50 kgs. Ceci engendre souvent des mammites douloureuses, compliquées parfois de kystes purulents (avec apparition de pus dans le lait) qu’il faut traiter à coup d’antibiotiques.

Ainsi, après 3 années d’emprisonnement et de souffrances, alors que son espèrance de vie est d’environ 20 ans, elle aussi sera envoyée à l’abattoir pour finir comme "viande de boeuf".

Ayons une petite pensée pour eux lorsque dans un magasin nous abordons les rayons viande, lait, beurre, crème fraiche, les 365 fromages, les innombrables yaourts, les boissons au lait, les desserts lactés "délicieux", les "exquises" glaces …

TEMOIGNAGE D'UNE FEMME JUIVE VEGETARIENNE

Samedi, juin 20th, 2009

En tant que femme juive et végétarienne, j’ai été infiniment touchée par le livre de Patterson, dont le titre "Eternel Tréblinka" emprunté à l’écrivain Isaak B. Singer (prix nobel de littérature, juif et végétarien) révèle le calvaire éternel subit par les animaux dit de boucherie.

Si la comparaison avec la Shoah peut à priori légitimement choquer, il n’en demeure pas moins que grâce au travail de recherche historique de l’auteur, nous pouvons découvrir les nombreuses analogies mais aussi la filiation essentielle entre l’abattage des animaux à l’échelle industrielle et la mise à mort d’un peuple innocent.

Le philosophe juif allemand Adorno a écrit : "Auschwitz commence quand quelqu’un regarde un abattoir et pense:ce ne sont que des animaux".Le même argument avait déjà été avancé par les nazis pour justifier leur politique d’extermination "ce ne sont que des juifs" disaient ils; et c’est bien dans les abattoirs de Chicago que les nazis ont appris comment gérer les corps, souligne Patterson dans son livre. Par ailleurs quelle que soit notre sensibilité, force est de reconnaître que du point de vue animal tous les humains sont des nazis, en effet pour les animaux qu’ils soient destinés à la boucherie, à l’expérimentation,à l’élevage pour leur fourrure,le monde est bel et bien comme l’a décrit Singer, un éternel Tréblinka et c’est pourquoi comme lui j’ajouterai que le végétarisme est devenu ma religion, ma protestation face à ce massacre organisé eternellement recommencé qui n’a d’autre justification que la "gourmandise" en ce qui concerne la consommation des animaux.

Une gourmandise qui coûte cher en premier lieu aux animaux mais aussi aux humains ( on sait de plus en plus les dangers liés à la consommation de viande) et encore à notre planète ( l’élevage est une des sources les plus importantes de dégradation de l’environnement).

J’ai été profondément bouleversée par le message de Patterson qui nous dit à travers son livre que le végétarisme est bel et bien l’enjeu moral de ce 21e siècle, et à ceux qui prétendent que les animaux n’ont été créés que pour cela je citerai simplement ce passage extrait de l’Ecclésiaste: " De fait, le sort des fils de l’homme et le sort des bêtes est le même; telle la mort de l’un, telle la mort de l’autre; tous deux ont même souffle, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle; car tout est vanité. Tout va au même endroit, tout vient de la poussière et tout retourne à la poussière. Qui sait si le souffle des fils de l’homme monte en haut, et si le souffle des bêtes descend en bas vers la terre ?"

A titre indicatif trois millions d’animaux, sans compter les poissons, sont abattus chaque jour en France.

Clara Deray


Le livre en question

Un éternel Treblinka
De Charles Patterson

C’est un livre "explosif" qui mérite d’être lu !

Présentation de l’éditeur
La souffrance des animaux, leur sensibilité d’êtres vivants, est un des plus vieux tabous de l’homme. Dans ce livre iconoclaste – que certains considéreront même comme scandaleux –, mais courageux et novateur, l’historien américain Charles Patterson s’intéresse au douloureux rapport entre l’homme et l’animal depuis la création du monde. Il soutient la thèse selon laquelle l’oppression des animaux sert de modèle à toute forme d’oppression, et la « bestialisation » de l’opprimé est une étape obligée sur le chemin de son anéantissement. Après avoir décrit l’adoption du travail à la chaîne dans les abattoirs de Chicago, il note que Henry Ford s’en inspira pour la fabrication de ses automobiles. Ce dernier, antisémite virulent et gros contributeur au parti nazi dans les années 30, fut même remercié par Hitler dans Mein Kampf. Quelques années plus tard, on devait retrouver cette organisation du « travail » dans les camps d’extermination nazis, où des méthodes étrangement similaires furent mises en œuvre pour tétaniser les victimes, leur faire perdre leurs repères et découper en tâches simples et répétitives le meurtre de masse de façon à banaliser le geste des assassins.

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