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Archive for the ‘Ethique’ Category

SMALL IS BEAUTIFUL

Samedi, juin 20th, 2009

Connaissez-vous votre « empreinte écologique » ? C’est la surface totale requise pour satisfaire à vos besoins : en nourriture, en énergie, en infrastructures. Comme les gens consomment des ressources venant du monde entier, leur empreinte est la somme des espaces qu’ils occupent pour leurs besoins un peu partout sur la planète. En 1999, la plus forte empreinte était celle des Emirats Arabes Unis, avec un peu plus de 10 ha/personne ; la plus faible était celle de la Chine, avec 1,5 ha/personne ; et la moyenne mondiale se situait à 2,3. Or, quelle aurait due être l’empreinte pour correspondre à la capacité productive de la Terre ? Juste 1,9 ha/personne… Oups, ce n’est pas ce qui s’appelle capitaliser pour ses enfants. Le WWF (World Wildlife Fund) à établi un mode de calcul qui permet de savoir de quelle superficie vous avez besoin selon une analyse de votre comportement en 16 points (alimentation, biens et services, logement, etc.). Le poste alimentation apporte de précieux renseignements :

Empreinte écologique selon deux critères croisés Quelle est la quantité de nourriture que vous consommez qui est traitée, emballée ou importée ? (plus de 350 km)
Très peu Un quart La moitié « >Les trois quarts La plupart
A quelle fréquence consommez-vous des produits d’origine animale ? (da la viande, du poisson, des Å“ufs, des produits laitiers) Jamais 0,6 0,6 0,7 0,7 0,8
Peu souvent 0,8 0,8 0,9 0,9 1,0
A l’occasion 1,0 1,0 1,1 1,2 1,2
Souvent 1,2 1,2 1,3 1,4 1,5
Très souvent 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7
Presque toujours 1,5 1,6 1,7 1,9 2,0

Conclusion : mieux vaut être végétalien et se nourrir localement de produits naturels si l’on veut éviter de dilapider les ressources de la planète. En moyenne, quand la quantité de nourriture transformée passe de « très peu » à « la plupart », l’empreinte augmente de 28 %. Mais quand la fréquence des produits animaux passe de « jamais » à « presque toujours », elle augmente de 156 % ! Conclusion de la conclusion : ce qui importe surtout, c’est d’être le plus végétalien possible…

[Sources : site www.wwf.fr et Rapport "Planète vivante" 2002 du WWF]

"Meet your Meat "

Vendredi, juin 19th, 2009

« Meet your Meat  » (Rencontrez votre viande) ou "Viande, la vraie traçabilité" montre la « vie » que les humains font subir aux animaux qu’ils élèvent pour leur viande. Une « vie » qui n’est qu’un enfer ignoble et cruel.

Outil pédagogique de choc, cette vidéo peut faire prendre conscience de ce que subissent réellement les animaux d’élevage aux plus réticents.

Version sous-titrée en français

Les Arbres : notre survie dépend d'eux

Vendredi, juin 19th, 2009

Par le Professeur Reuel Lahmer, Costa Rica

Savez-vous que notre survie dépend des arbres? Depuis 1950 la Terre a perdu plus de la moitié de sa couverture d’arbres. Pour filtrer l’air de toute la pollution des voitures et de l’industrie, il faut une couverture d’arbres aussi grande que les Etats-Unis. Détruire les forêts c’est se suicider.

Savez-vous qu’un seul arbre peut émettre à peu près 450 litres d’humidité chaque jour? Qu’un demi hectare d’arbres peut absorber l’oxyde de carbone de 50 voitures roulant pendant 10 heures? Qu’un demi hectare d’avocatier peut produire 4,5 tonnes d’aliments délicieux, et un demi hectare de bananiers 10 tonnes de bananes ?

Savez-vous que la raison de l’arrachage des bois tropicaux est de produire de la viande moins chère pour les Etats-Unis ? Trente pour cent de l’oxygène mondial provient des bois tropicaux de l’Amazonie ? Les arbres purifient l’air que l’on respire, amènent la pluie, et fournissent abri et combustible à l’homme. Aussi ils procurent du bois de haute futaie, du papier, de l’emploi, et de la beauté durable. Peut-on s’imaginer quelque chose de plus beau et bénéfique qu’un arbre ?

Savez-vous que 90% de la terre cultivée en Angleterre sont utilisée à la culture d’aliments pour animaux ? Que l’Angleterre importe assez de grains chaque année de l’Inde et d’autres pays du Tiers Monde pour alimenter 13.000.000 enfants nécessiteux ?

Savez-vous que le Costa Rica a déboisé son territoire plus qu’aucun autre pays d’Amérique Centrale mais qu’il a actuellement plus de réserves forestières et de zones protégées nationales qu’aucun autre pays d’Amérique Centrale ?

Savez-vous que le bananier dans l’Est s’appelle l’Arbre du Paradis (Musa Paradisiaca) ? Du fait que les bananes ne coûtent pas cher il y a une tendance à croire qu’elles ne possèdent pas beaucoup de valeur nutritive. Au contraire ! Elles contiennent beaucoup de potassium, vitamine A, phosphore, magnésium et vitamine C. Dans les pays tropicaux elles ont joué un grand rôle pour la subsistance de million sde personnes.

Savez-vous que la pollution, l’érosion, la désertification, la destruction forestière, le réchauffage global, et l’épuisement d’ozone tous peuvent contribuer éventuellement à la fin de la vie terrestre ? Il faut faire face à tous et à chacun de ces éléments en même temps. Quand les gens se rendront-ils compte de la nécessité de gagner "La Lutte de la Planète" ?

Source : EVU News, numéro 1, 1996

VIDEO LA TERRE DEVOREE

Vendredi, juin 19th, 2009

Titre original : "Devour The Earth" – 1995
Durée : 20 minutes
Version sous-titrée en français

Remarquable documentaire commenté par Paul McCartney. Le texte en anglais a été écrit par Tony Wardle. Il fait état, à travers ses différents chapitres, des conséquences globales de la consommation de viande.

  • Nourriture gaspillée
  • Terres gaspillées
  • Déforestation
  • Réchauffement climatique
  • Epuisement des sols
  • Pluies acides
  • Mers en souffrance
  • Santé et bien-être

On ne sait ni pourquoi ni comment, la planète terre est née il y a 4 milliards d'années. Puis la vie a évolué à sa surface, sous les eaux et dans les cieux. Et le temps passa.
Imaginez l'histoire complète du monde condensée en une année qui commence le 1er janvier...

Version sous-titrée en français

Texte intégral consultable sur : www.globetransformer.org/devour/manuscript.php?lang=fr

Dowding – Une illustre famille végétarienne

Jeudi, juin 18th, 2009

Chaque année, le 21 avril, l’Angleterre célèbre la Journée Mondiale Contre la Vivisection. Cette date a été choisie car elle est celle de la naissance d’un homme qui fut l’un des plus ardents défenseurs des animaux, étant par ailleurs un héros de la guerre de 39-45, le Maréchal de l’Air Lord Hugh Dowding. C’est lui qui commanda la fameuse Bataille d’Angleterre qui évita l’invasion de la Grande-Bretagne par les Allemands. Selon certains historiens, cette guerre n’aurait sans doute pas eu la même issue sans ce tournant décisif. Ceux qui n’ont pas vécu cette époque ont pu voir ce grand moment de l’Histoire retracé dans le film "La Bataille de Londres", où Laurence Olivier personnifia Lord Dowding.

Mais, du moins en France, on connaît peu un autre aspect de sa vie, non des moindres. Il était extrêmement sensible à toute souffrance. Il s’intéressait très vivement au sort des hommes dont il avait la responsabilité et à celui des familles de ceux qui avaient disparu au combat. Et il était profondément concerné par la détresse du monde animal.

En 1951 il épousa Muriel Albino-Whiting, veuve d’un pilote abattu par les Allemands. Elle avait un petit garçon, David. Végétarienne, elle militait activement au sein de la National Antivivisection Society (NAVS).

Peu après leur mariage, Lady Dowding demanda à son mari si en tant que membre de la Chambre des Lords, il ne pourrait pas intervenir pour obtenir une humanisation de la mort des animaux dans les abattoirs.

Il fut surpris, n’imaginant pas que ces animaux ne soient pas tués humainement. Les jours suivants, il s’absenta tôt le matin à plusieurs reprises. Et un soir, à table, il repoussa la viande qu’on lui servait et dit à sa femme: "Veux-tu partager ton repas végétarien avec moi ? A partir de maintenant, ne fais plus jamais entrer de chair animale dans la maison pour moi." Plus tard il expliqua que ses mystérieuses sorties matinales le conduisaient dans les abattoirs et que ce qu’il y avait vu l’avait si fortement indigné qu’il ne pouvait plus manger d’animaux.

En 1952, Lady Dowding fonda "Beauty Without Cruelty" (Beauté Sans Cruauté), dans le but de proposer des alternatives à toutes sortes de produits et d’articles ayant entraîné de la souffrance pour les animaux par leurs constituants ou parce qu’ils avaient été testés sur eux : fourrure, cuir, cosmétiques, etc. Elle multiplia les conférences, défilés de mode, émissions de radio et de télévision et ouvrit des boutiques dans tout le pays et à l’étranger. Elle fonda, en 1963, la revue "Compassion". Lord Dowding fut le premier président de Beauty Without Cruelty et apporta sans relâche le plus puissant soutien à l’oeuvre de son épouse. Il fut également président de la NAVS.

David, pour qui Lord Dowding avait été un merveilleux beau-père, abandonna une brillante carrière dans l’aviation pour se consacrer à Beauty Without Cruelty et à toutes autres activités de défense des animaux. Il est bien sûr végétarien.

Lord Dowding fit plus de trente interventions à la Chambre des Lords en faveur des animaux et obtint des lois pour l’humanisation des abattoirs ainsi que la première législation pour les animaux de laboratoire.

Et c’est grâce à l’action de Lady Dowding que l’on peut trouver maintenant des cosmétiques portant la mention "Non testé sur Animaux"

Lord Dowding mourut en 1970 et Lady Dowding nous a quittés en l993. Leurs cendres furent déposées à l’Abbaye de Westminter, à Londres, 1’honneur réservé par l’Angleterre à ses souverains et à ses héros. Elles furent placées dans la chapelle dédiée au Mémorial de la Bataille d’Angleterre.

Ces deux êtres exceptionnels ont réalisé l’idéal du couple de Saint-Exupéry : non pas se regarder l’un l’autre mais regarder ensemble dans la même direction. Pour eux c’était en direction de plus d’amour et de respect de tous.

Jouer à Dieu, les Horreurs de la Manipulation Génétique

Jeudi, juin 18th, 2009

La biotechnologie peut maintenant croiser les animaux avec les plantes, laissant les végétariens perplexes. La communauté scientifique a aujourd’hui le pouvoir de modifier la trame intime de la nature, non seulement en transférant des caractéristiques entre plantes, mais aussi en effectuant des croisements entre animaux, plantes et êtres humains. La manipulation génétique, sans limite éthique, a un impact important sur l’environnement des animaux et des plantes. Il viole notre relation avec les règnes de la nature. La plupart des gens pensent que les animaux ont le droit de vivre avec leur structure génétique originale, sans interférence de la part des hommes. Aussi les animaux ne peuvent jamais servir de modèle pour les maladies humaines car il sont beaucoup trop différents. Mais les scientifiques continuent cependant d’essayer, car après tout la transplantation humaine représente un marché de plus de 6 milliards de dollars par an !

La biotechnologie a progressé par bonds ces dernières années. Cela représente un saut quantique dans l’exploitation des animaux, autorisant les hommes à transférer des gênes d’une espèce animale dans une autre espèce totalement différente. Les scientifiques et sociétés biotech dans certains principaux pays du monde veulent créer de nouveaux animaux qui produiront plus de viande et de qualité supérieure, plus de laine obtenue plus facilement, et auront des organes transplantables à l’homme. Et cela ne s’arrête pas la : il y a beaucoup de céréales génétiquement modifiées, testées en plein champ aux Etats-Unis et partout dans le monde, qui n’auront pas seulement un effet dévastateur du type "Jurassic Parc" sur l’éco-système mondial, mais pourrait aussi secouer l’économie des pays du Tiers-Monde basée sur l’agriculture dépendant de l’argent des céréales. La manipulation génétique est une science réductrice à une dimension qui ignore la très large dynamique des manifestations de la Vie.

La manipulation génétique implique, à la base, l’introduction de gènes contenant de l’ADN (Acide-Désoxyribonucléïque) d’origine ‘humaine ou animale dans des cellules de bactéries, levures ou autres animaux. Un des aboutissements est appelé "animal transgénique". Cet animal transgénique ne peut être reproduit ni par sélection naturelle, ni par insémination artificielle.

Les femelles "donneuses" reçoivent des injections d’hormones. De plus, des éponges imprégnées d’hormones sont directement introduites dans leurs organes reproducteurs afin de leur faire produire un grand nombre d’ovules. Ce procédé est appelé "super-ovulation". Les ovules sont ensuite inséminés manuellement ou chirurgicalement. Plus tard, les embryons sont récupérés par une nouvelle intervention chirurgicale ou abattage de la mère "donneuse". On leur injecte ensuite un ADN étranger contenant des gênes avec les caractéristiques recherchées. Les embryons sont ensuite transférés, de nouveau par chirurgie, dans des mères "porteuses". Cela nécessite 80 animaux donneurs et receveurs pour produire une seule vache transgénique, quand tout marche bien, ce qui est très rare. Une fois que l’animal transgénique a été créé, sa souffrance commence. Par exemple : des gênes non porcins ont été introduits dans des cochons, produisant des animaux avec des ulcères gastriques, des troubles du foie et du rein, claudication, vue détériorée, perte de coordination, tendance à la pneumonie et au diabète.

La recherche en manipulation génétique est le plus souvent effectuée sur les animaux tels que souris, cochon, mouton, ou autres animaux de ferme et les poissons, ainsi que sur les plantes telles que les tomates, le tabac et le maïs.

Les végétariens de par le monde se demandent sérieusement si les aliments qu’ils consomment sont vraiment purement végétariens. Dans le cas de la tomate "Flavr Savr", ainsi nommée habituellement, les tomates sont altérées génétiqement en introduisant un gène de poisson, le flet (poisson plat abondant dans la Baltique). Ceci afin de réduire les dégats provoqués par la réfrigération et pour permettre un plus long stockage sur l’étal, les laisser mûrir plus longtemps sur le pied, tout en restant fermes durant la cueillette et le transport, et les faire plus grosses et plus savoureuses. Aucun profane n’est capable de détecter la différence entre une tomate normale et la "Flavr Savr", c’est pourquoi les végétariens authentiques réclament un marquage des tomates OGM.

Dans d’autres expériences similaires sur des légumes, des gènes de poulet sont introduits dans les pommes de terre pour renforcer leur résistance aux maladies et augmenter leur durée de stockage et leur taille. Des gènes de souris sont introduits dans le tabac pour réduire les impuretés, ou un gène de luciole pour rendre les feuilles lumineuses la nuit. Certains biotechnologues vont tellement loin, que manipuler les gènes des animaux devient pour eux un amusement. Il pourrait en résulter une créature horrible, simplement pour satisfaire les fantaisies et caprices de quelques-uns. Des scientifiques américains ont créés une souris appelée "souris-cancer" qui a été modifiée génétiquement pour développer un cancer et par conséquence finir par mourir d’une mort lente et douloureuse. La première "souris-cancer" fut élevée en 1981 ; maintenant, 15 plus tard, le remède anticancéreux semble toujours échapper aux scientifiques. La manipulation génétique sur les souris ne s’arrête pas là ! Une souris, spécialement créée sans système immunitaire, a été utilisée pour développer sans rejet des organes humains tels que des oreilles, extérieurement et même intérieurement. L’absence de système immunitaire assurait que le corps de la souris ne rejetterai pas les tissus humains.

Les scientifiques réalisent des moules d’aspect identique aux organes humains, tels qu’une oreille, avec des fibres de polyester biodégradable ou d’autres polymères. Ensuite, ils transfèrent des cellules osseuses et musculaires sur la forme, puis transplantent le tout sur la souris. Quand l’organe est formé, il est prélevé de la souris, qui bon gré mal gré, tente de survivre après que l’oreille ait été retirée.

De la même façon, avec de tels polymères, les scientifiques font pousser des foies, de la peau, du cartilage, de l’os, des uretères, des valves cardiaques, des tendons, des intestins, des vaisseaux et des tissus pulmonaires. Mais si l’idée d’inverser l’expérience (remplacer les souris par des êtres humains) était envisagée, les gens crieraient au blasphème. Il n’y a aucune pensée pour les animaux impliqués. L’extension à laquelle ces expériences aboutiront est tout à fait incertaine. Un changement se produira seulement lorsque les scientifiques reconnaîtront aux animaux le droit de vivre une vie normale, et sans que l’homme ne touche à leurs gènes.

Des cochons sont aussi transformés génétiquement afin que leurs organes puissent être tranplantables sur les humains. Les premiers cochons transgéniques ont été produits en 1985. Les scientifiques ont réussi à faire fabriquer les organes nécessaires dans des cochons capables de produire des cellules humaines. Ces protéines devraient, ils l’espèrent, tromper le système immunitaire humain lors d’une transplantation d’organes et ainsi éviter toute réaction, par le receveur, aux tissus étrangers.

Un autre exemple : des moutons ont reçu des injections d’hormones modifiées génétiquement pour provoquer la chute spontanée de leur laine afin de produire des moutons appelés "auto-tondeurs". Cela a lieu en Australie où, malheureusement pour les moutons, le climat est principalement chaud et ensoleillé. Ceci a entrainé chez certains moutons un taux d’avortement plus élevé. Quand cela s’arrêtera donc ? Les moutons clonés de la montagne Welsh sont une preuve vivante que la vie peut-être créée sans sperme. Un scientifique de l’Institut Rosalin les a créés en fusionnant une cellule développée en laboratoire avec un ovule vide de brebis par l’intermédiaire d’une impulsion électrique. Imaginez voir grandir un mouton dans un plat de laboratoire ! Ironiquement, si l’on considère faire la même chose avec les êtres humains, les scientifiques ne trouvent pas cela éthique.

Dans une autre expérience bizarre, un scientifique indien Maharashtra, de l’Institut de Recherche Nimbalkar (Phaltan), a créé par insémination artificielle un animal avec une tête de chêvre et un corps de vache. Cet animal engraisse plus et plus rapidement, et produit ainsi plus de viande.

Les scientifiques clament qu’ils peuvent et qu’ils feront des animaux modifiés génétiquement afin de guérir des maladies humaines. Cela fait près de 20 ans que la recherche transgénique existe et qu’elle n’a toujours pas aidé à guérir une seule maladie, tandis que des maladies telles que : diabètes, cécité, malformations et cancers (entre autres) ont toutes été provoquées sur les animaux sujets de ces expériences ridicules. La manipulation génétique est arrivée à un point tel qu’elle est le symbole du consumérisme devenu insensé. Est-il vraiment juste que les animaux et leur environnement endurent le poids de notre insatiable curiosité ?

LE CUIR : UNE VIEILLE PEAU ?

Jeudi, juin 18th, 2009

Beaucoup pensent que le cuir provient de vaches âgées, or il n’y a pas de vieilles vaches laitières, celles-ci étant abattues "en fin de carrière" vers 6-8 ans, lorsqu’elles ne produisent plus assez de lait et qu’elles ne sont plus rentables. cuir
Le cuir utilisé pour la fabrication de chaussures, de gants, de portefeuilles, etc. provient de très jeunes animaux. L’appellation "cuir de vachette" désigne le cuir de jeunes vaches ou veaux qui fournissent un cuir plus souple, de haut de gamme.

Le cuir : un sous-produit ?

L’autre mythe dont il s’agit également de se débarrasser est celui du cuir sous-produit de l’industrie de la viande : "puisque les animaux sont tués pour leur chair autant utiliser leur cuir ainsi pas de gaspillage". Pourtant il est important de savoir que la vente et l’achat du cuir permet de réduire le prix de la viande. Si plus personne n’achetait de cuir, le prix de la viande augmenterait (il représente jusqu’à 25% du produit de l’abattage).
En l’achetant, nous participons indirectement au massacre des animaux, car nous contribuons aux profits des entreprises concernées.
Dans certains cas, le cuir est le produit principal. Les animaux sont élevés et tués uniquement pour leur peau.
Sa fabrication : économe en énergie ?
Du point de vue de l’environnement, transformer la peau des animaux en cuir est un procédé extrêmement polluant et nécessite une énergie considérable. L’encyclopédie de Technologie Chimique Kirk-Othmer affirme : " Sur la base de la quantité d’énergie utilisée pour une unité de produit réalisé, l’industrie de la production du cuir pourrait être insérée dans la catégorie des grandes industries manufacturières qui usent le plus d’énergie avec l’industrie de l’aluminium, du papier, de l’acier, du ciment et du pétrole ".

Le cuir : une matière naturelle ?

D’un point de vue écologique, l’industrie du cuir est aussi contestable. De la peau brute au cuir, les différents procédés de pelanage, tannage, teinture, nécessitent l’emploi de substances polluantes: chaux, sulfure de sodium, sels de chrome, de fer, ammoniacaux..
Par exemple : plus de 95% des peaux produites aux Etats-Unis sont tannées au chrome et tous les déchets contenant du chrome sont considérés comme dangereux par l’Agence pour la Protection de l’Environ-nement (EPA) des Etats-Unis. Beaucoup d’autres agents polluants dûs à la production du cuir entraînent des risques pour le milieu et pour la santé. On pourrait penser que les peaux sont biodégradables, mais la fonction principale du tannage est la stabilisation du colagène et des fibres de protéines, ce qui empêche leur décomposition.

Le cuir : mais encore ?

Le cuir est en outre importé principalement du Brésil et est donc, comme la viande, responsable des déforestations et du gaspillage alimentaire.

Le cuir : comment le remplacer ?

Les alternatives au cuir sont: le tissu, la corde, le chanvre, le caoutchouc, les matières synthétiques.
A noter que les matières de fabrication des chaussures sont obligatoirement indiquées dessus. Ce qui permet de faire son choix facilement.
Pour ceux qui craignent de porter des chaussures en synthétique, voici une astuce: placez dans vos chaussures une semelle en coton avec un enduit au charbon actif (on en trouve très facilement chez les chausseurs et dans les supermarchés) et ne portez que des chaussettes en 100% coton.
Il faut savoir également qu’il existe des nouvelles matières synthétiques qui laissent le pied "respirer". Les chaussures dans ces matières "Hi-tech" sont commercialisées principalement en Grande-Bretagne.
Maintenant voici quelques pistes :

  • Première piste : les hypermarchés qui proposent généralement quelques modèles de chaussures en synthétique à prix très bas (moins de 200F). En été vous y trouverez également des chaussures en toile, même parfois assez habillées, sans oublier les chaussures de sport toujours présentes dans les rayons.
  • Deuxième piste: demander le catalogue de vente par correspondance des "Vegetarian Shoes" – 12 Gardner Street, Brighton, BNI IUP, Angleterre. Il présente un grand choix de modèles, de bonne qualité, chaussures de ville ou sport, mais assez chères, puisqu’il faut compter environ 600F port compris. Il y est proposé aussi des blousons et des ceintures en faux cuir.
  • A noter également que les magasins "Marks et Spencer" proposent quelques modèles importés de Grande-Bretagne.
    dernière piste: dans les magasins classiques et les "supermarchés de chaussures" (*), il est possible de "picorer" quelques modèles.

Plus nous serons nombreux à demander plus le choix deviendra important au fil du temps.
Bon courage dans votre quête !

De Lionel Reisler d’après un document de l’association Léonard de Vinci et d’informations provenant de l’International Vegetarian Union.

(*) : Gémo, Eram, Planète Mode, Cora, Bata,…

CET ANIMAL DANS NOTRE ASSIETTE

Jeudi, juin 18th, 2009

Pour regarder son assiette sans frémir, il faut se forcer à oublier tout ce qui la précède

(Armand Farrachi – Les ennemis de la Terre)

Si l’on tentait de définir le parcours de l’animal de boucherie en respectant la chronologie naissance, élevage, transport, abattage, puis transformation en carcasse, on irait à contresens de la logique du système actuel. On ne part plus aujourd’hui de l’animal pour aller vers la viande, comme pourrait le laisser sous-entendre une telle chronologie, mais, bien au contraire, de la viande pour remonter vers l’animal. C’est la viande consommée (sa qualité, sa quantité, son prix, etc.) qui définit et donc conditionne l’existence même de la bête.

À la question « A quoi sert un cochon ? », une publication jeunesse répond : « A faire de la charcuterie ! ». Cette question-réponse est significative du lien qui a progressivement été rompu entre le consommateur et la nature. L’existence intrinsèque de l’animal n’aurait pas de raison d’être, le cochon n’existerait pas pour lui-même ; sa vie n’aurait de sens que par rapport à ce qu’il est en mesure de produire pour les hommes, à tel point que le morceau de viande dont il est le devenir semble être davantage considéré que l’animal lui-même

En effet, dès sa naissance, l’animal doit répondre à des impératifs productivistes ; il doit ingurgiter des antibiotiques, grossir, produire de la chair ; la viande, quant à elle, sera émincée, cuisinée, décorée avec délicatesse…, le tout à destination de l’assiette du consommateur. Et l’attention portée à cette assiette est telle qu’il est légitime de se demander si l’amour du cuisinier face à sa bavette de veau n’est pas plus fort que l’amour de l’éleveur pour ce même animal ?…

Dans les élevages, on compte les poules, les poulettes, les lapins par unité de mille têtes et la mortalité en pourcentage ; le cuisinier, quant à lui, se concentre sur sa cuisse de lapin individuelle avec infiniment plus d’attention et de respect qu’il n’en avait lorsque ce même lapin était enfermé dans un lot de mille têtes. En d’autres termes, plus on se rapproche du bout de la chaîne, c’est-à-dire de l’assiette du consommateur, plus le respect pour l’animal semble devenir grand, alors pourtant que l’on va du vivant vers le mort.

C’est donc à une réification de l’animal que le système consumériste actuel conduit et ce, dans une indifférence quasi générale.

La réification de l’animal apparaît à tous les niveaux :

  • Sélections génétiques et expérimentations sur les animaux (poulet rouge pelé sans plume par exemple.) ;
  • Insémination artificielle et utilisation de verrats robots afin de stimuler les chaleurs… ;
  • Maturation artificielle des Å“ufs dans les couvoirs et naissance par milliers de poussins sans la présence de leur mère (qui de son côté continue à produire, si elle n’a pas déjà été abattue).
  • Destruction par broyage, étouffage ou gazage des poussins inutiles. Ainsi faute de pouvoir devenir des poules pondeuses, plus de 50 millions de poussins mâles (éveillés) sont exterminés par an en France;
  • Homologation de l’animal dès son entrée dans le circuit ; il devient « animal d’élevage », « animal de batterie » ou « animal de consommation », comme s’il était par essence né pour cette fonction. A cet égard, on devrait, en toute logique, parler d’animaux « dans les élevages » ou d’animaux « enfermés dans des batteries » ;
  • Numérotation des porcs, des vaches qui perdent leurs prénoms (la fameuse Marguerite) pour se fondre dans une identification informatique. Renforcé par la traçabilité, le code barre de la barquette de viande se confond presque avec le numéro tatoué sur l’animal… ;
  • - Absence de prise en compte des besoins physiologiques de ces animaux :
    • Le cochon est pourvu d’un groin qui lui permet de fouiller, retourner la terre ; ce groin ne lui sert plus à rien en élevage industriel.
    • Les cochons, les veaux, les poules pondeuses ou les lapins ont des pattes qui en toute logique sont faites pour marcher ; ces animaux sont condamnés à l’immobilité dans des cages, des cagettes ou des stalles.
    • Les poules ont un bec pour picorer dans la terre ; les becs sont coupés à vif (le débecquage) afin d’éviter que ces animaux entassés et donc stressés ne se piquent et ne se déchirent entre eux.Les plumes des canards sont adaptées à une vie semi-aquatique ; les mares sont inexistantes dans les hangars.
    • Ces animaux vivent dans un groupe social structuré ; en élevage industriel, ils sont parqués et entassés les uns contre les autres.
    • Le lait de la vache est fait pour nourrir un veau ; celui-ci est ôté à sa mère avant qu’il ne commence à téter afin d’éviter que la vache contrôle et régule sa descente de lait.
    • Enfin et surtout l’animal naît pour vivre …
  • A ce titre, s’atteler à la recherche de l’espérance de vie des animaux enfermés dans un élevage relève de la gageure. En effet, lorsque l’on cherche à connaître les chiffres, deux objections sont immanquablement soulevées :- D’abord,ce calcul serait stupide car ces animaux ne sont pas faits pour vivre et, en tout état de cause, si on les laissait vivre, ils ne pourraient pas vivre naturellement dans la mesure où ils ne sont pas faits pour cela (dixit) !

    - Ensuite, personne ne connaît précisément la réponse car, à dire vrai, cela n’intéresse personne, l’animal, une fois de plus, n’étant pas fait pour vivre, mais uniquement pour être mangé.

Ces objections dépassées, tristes reflets de cette réification de l’animal, on peut, grâce à quelques personnes qui ont eu « l’idée » de laisser vivre un cochon ou un poulet sans vouloir à tout prix le consommer, dresser le tableau comparatif suivant :

Espérance de vie possible Age moyen d’abattage en élevage
Veaux, vaches 20 ans Le veau est abattu à 3 moisLa vache laitière, épuisée par la production de 12.000 kg de lait/an), est réformée à moins de 6 ans.
Poulet de chair 7 ans Abattu à 6 semaines
Cochon 20 ans Abattu à 5 mois 1/2

Le nombre de ces jeunes animaux abattus en France (Chiffres Agreste
- 2003) est édifiant :

Canards 73,9 Millions
Dindes 95,7 M
Pintades 29,2 M
Oies 710 000
Gallus (poules, coqs…) 779 M
Si on ajoute les 50M de poussins abattus dès la naissance 90 M
TOTAL VOLAILLE + d’un Milliard
Lapins 40 M
Bovins 5,6 M dont 2 M de veaux
Ovins et caprins 7,4 M
Porcins 26 M
Equidés 31 000

À ceci s’ajoutent les espèces non comptabilisées (autruches, bisons, grenouilles, escargots…), les animaux chassés (légalement et illégalement), les animaux morts dans les élevages ou lors du transport (+ 4% de mortalité en moyenne), les animaux détruits pour cause de fièvre aphteuse, de peste porcine, de peste aviaire ou de vache folle, ainsi que les poissons et crustacés (que l’on ne compte même plus par lot de mille têtes mais par tonnes), sans compter les « rebuts » dérivants de ces activités. On peut ainsi raisonnablement estimer qu’au minimum 3 milliards d’animaux sont tués directement et indirectement chaque année en France pour notre consommation (hors import/export).

À cette hécatombe, s’ajoute une disparition progressive d’espèces d’animaux domestiques (la poule hergnie, la vache vosgienne, le porc noir gascon…) due à la standardisation des animaux sélectionnés pour leurs performances en production (poules Isabrown, porcs Large White…).

Cette production intensive conduit à des élevages-usines dont sont issus plus des 2/3 des cochons et volailles. Les porcs passent leurs quelques mois d’existence dans le noir, immobiles sur des sols en caillebotis ; les poules sont entassées sans possibilité de se mouvoir ni d’étendre leurs ailes. Tout est optimisé afin de produire un maximum en un minimum de temps et d’effort. Et les animaux en sont les victimes silencieuses ; leurs vies sont sacrifiées, effacées pour répondre à la demande consumériste. Pour reprendre la lucide observation de Jocelyne Porcher, « les animaux en systèmes industriels, du point de vue du système, ne meurent pas, ils sont déjà morts ».

Un tel système ne peut survivre que par son opacité. Il est important que le consommateur ne puisse pas établir de lien entre son assiette et ces lieux de production, aussi traditionnels soient-ils, dans lesquels l’animal n’est rien d’autre qu’un produit de consommation en devenir.

L’éducation de l’enfant puis l’information délivrée à l’adulte sont orientées afin que rien ne transparaisse. Ainsi faut-il à tout prix rompre le lien que l’enfant pourrait établir entre son lapin en peluche ou son petit cochon rose-tirelire et le civet ou le jambon que ses parents lui feront manger. D’ailleurs, la dénomination n’est plus la même (lapin, cochon vs civet, jambon). Nombres d’histoires enfantines évoquent des animaux. Dans les « 3 petits cochons », les cochons parlent, ont des émotions. L’enfant s’émeut face à ces trois pauvres petits compagnons que le méchant loup veut manger. Et pourtant, c’est ce même enfant qui, comme chacun de nous, va, sans le savoir, devenir le grand méchant loup en consommant sa purée au jambon. Notre cruauté est attribuée au prédateur à exterminer, transposée sur lui, victime expiatoire, comme pour mieux esquiver notre propre responsabilité et nous permettre ainsi de continuer à consommer sans nous interroger. De manière générale, les fermes pédagogiques et les livres d’enfants présentent des animaux volontairement placés hors du contexte actuel des élevages. Cette mystification bucolique tend à donner une image idyllique de l’animal dans une ferme. Pourtant le véritable pédagogue devrait présenter l’animal dans un élevage industriel afin de permettre à l’enfant, adulte en devenir, de tisser le lien entre le poussin broyé ou le veau abattu et la viande qu’il consomme.

Par ailleurs, les animaux destinés à la consommation sont affublés de termes péjoratifs : « les poules sont bêtes », « les porcs sont sales », notamment. Cette dévalorisation et ce mépris de l’animal permettent de déculpabiliser comme de désinformer un peu plus le consommateur. À cet égard, les reportages télévisuels ne s’attardent que trop rarement sur les conditions de vie des animaux en élevages industriels. Si des associations de défense animale n’avaient pas fait des investigations, qui s’en serait soucié ? Ainsi, les élevages sont-ils devenus des bunkers dont on ne peut percevoir que les contours ; les abattoirs ont-ils été reculés aux périphéries des villes et loin des lieux de vente. Comme le souligne Florence Burgat , « celui qui tue n’est plus celui qui vend ». Les cadavres ont disparu pour laisser la place aux carcasses qui à leur tour ont été reléguées dans des chambres réfrigérées et closes. Les devantures des magasins ne présentent plus que de la viande en morceaux conditionnés, aseptisés, cuisinés aux formes géométriques. Quant à la publicité, complice active du système, elle ne montrera jamais les élevages ou l’abattage, mais axe de plus en plus ses annonces sur cet « amour de la viande » et sur des animaux très guillerets qui font eux-mêmes l’apologie de leur propre chair !

Toutefois, si une partie de la population s’interroge sur les conditions d’existence imposées à l’animal et s’apitoie sur ses souffrances, le système doit impérativement anesthésier les inquiétudes du consommateur et, le déculpabiliser ainsi de se nourrir de vies animales. Pour cela, le Bureau de la Protection Animale veille, tout étant sous l’étroit contrôle de spécialistes. Comme son nom ne l’indique pas, ce bureau, représenté sur le terrain par les Directions Départementales des Services Vétérinaires, dépend directement du Ministère de l’Agriculture. Concrètement, il en résulte que la protection de l’animal est liée à sa destination, c’est-à-dire à sa mort ! Autant dire que l’animal n’a en lui-même aucune existence et que cela ne dérange personne.

Mais, l’anesthésique absolu est récent et se nomme « bien-être animal ». Ce concept est venu ces dernières années, tel un label de bonne conduite, rassurer le consommateur. De nouvelles normes sur les transports ou sur la superficie consentie à l’animal en batterie ont été programmées afin d’améliorer en apparence, le « bien-être de l’animal », ce dans quelques années seulement. Mais enfin, peut-on décemment parler de « bien-être » dès lors que l’animal reste enfermé dans un bunker et qu’il est abattu dès l’enfance ? Avant de vouloir « bien-être », nul ne peut nier que l’animal souhaiterait tout simplement… être, c’est-à-dire pouvoir gratter, picorer, courir, se reproduire, farfouiller, jouer. Est-ce trop idéaliste de penser que le veau voudrait pouvoir téter sa mère plutôt que de lui être arraché et qu’il voudrait tout simplement vivre, voire ne pas mourir tout de suite ?

En tout état de cause, même lorsque le consommateur sait, il ferme les yeux par indifférence ou par faiblesse ; les coupables sont toujours ailleurs. D’un bout à l’autre de la chaîne, l’homme accuse le système alors pourtant qu’il accepte d’être l’un de ses rouages, lui permettant ainsi de fonctionner et de broyer chaque année des millions de vies. L’homme se trouve des excuses, des justifications, des alibis ; il se fond dans la masse silencieuse à la source de laquelle il alimente sa faiblesse et devient ainsi complice d’un système qu’il n’ose combattre. Et pourtant il suffirait, pour mettre fin à cette oppression, à cette réification de l’animal, que l’homme accepte, simplement, de laisser remonter en lui ce sentiment de compassion trop longtemps oublié .

Franck Schrafstetter

Président de l’association Zyzomys (association ayant pour but le respect de défendre les droits à la vie, à la liberté au bien-être et au respect des hommes et des femmes de tout âge, et du respect de la faune et de la nature).

Extrait de :

Conférence-débat sur le thème « la viande dans notre assiette : quel impact ? » Intervenants pour : – l’environnement et les peuples : E. Wenger, présidente d’Aruana ;

- les animaux : F. Schrafstetter, association Zyzomys ;

- la santé : Dr J. Bernard-Pellet, médecin généraliste.

Samedi 2 octobre – Strasbourg-Krutenau – A l’occasion des Journées Mondiales Végétariennes 2004 (JMV2004)

ÇA DEFRISE

Jeudi, juin 18th, 2009

BrebisOn a montré récemment que les moutons sont de grands physionomistes. Ils peuvent identifier et mémoriser jusqu’à cinquante congénères et s’en souvenir pendant plus de deux ans. Il sont aussi capables de se souvenir de visages humains familiers. Ils reconnaissent des individus après une longue absence, comme le montre le fait qu’ils réagissent vocalement à une photo de leur visage, de la même façon qu’ils réagissent avec un membre de leur groupe du moment… Et ce qui soulève l’intérêt des chercheurs, c’est que "les régions du cerveau spécialisées qui leur permettent de faire cela sont très proches de celles des humains". La reconnaissance visuelle des visages implique en effet des mécanismes neurologiques particuliers, fort développés chez les humains (également chez les singes). Cela est associé à une vie sociale intense. Le dispositif neural étant comparable chez le mouton, on est en droit de lui attribuer une vie sociale ainsi que les émotions qui l’accompagnent : l’attachement, la tendresse, le manque, la solitude… Et voilà le mouton qui devient un individu presque comme vous et moi. D’ailleurs, dit un des chercheurs, "il est donc important de ne pas modifier l’environnement social du mouton, car il est de toute évidence primordial pour son bien-être". C’est vrai, on pourrait en dire autant de vous et moi. Mais attention : "cela pourrait avoir des conséquences pour leurs éleveurs". Tiens, tiens… On voit bien la conclusion qui se dégage : au lieu de les mélanger à coup de triques dans des camions surchargés, amenons-les à l’abattoir par groupes de connaissance, avec davantage d’espace et accompagnés de leur berger préféré… comme ça, nous pourrons dire que nous respectons leur bien-être. C’est étrange, cette absence crasse de compassion, cette façon humano-centriste de toujours discourir sur les animaux et leur vie émotionnelle en posant par principe que leur intérêt, c’est d’être "traités" plus humainement ; alors que la question essentielle, c’est que si un mouton (ou un autre animal) n’est pas un morceau de bois, s’il est émotionnellement vivant, s’il ressent sa vie, (et qui peut en douter, sauf ceux qui cherchent pour mieux ne pas voir ?), son intérêt est de ne pas être "traité" du tout, son intérêt est de profiter de sa vie !

" Pour un peu de chair, nous leur ôtons la vie, le soleil, la lumière et le cours de l’existence qui leur était déterminée par la nature. " (Plutarque, S’il est loisible de manger chair, traduction de Jacques Amyot, 1572)

[Sources : Nature, vol. 414, 8 nov. 2001, p.165 / Courrier International, n°583, 3-9/01/02, p. 45)]

Les Animaux : Pourquoi on doit les respecter

Lundi, juin 15th, 2009

Il est souvent proclamé, particulièrement par certains groupes religieux, que les animaux furent mis sur Terre pour que les gens en disposent à leur gré. Ce point de vue aide à comprendre l’étendue des abus de l’homme sur le royaume animal. L’attitude envers les animaux de beaucoup de gens est assez similaire à celle adoptée à l’égard d’ êtres considérés inférieurs. L’esclavage, qui fut longtemps une façon établie et acceptée de traiter les autres dans les sociétés humaines, reflète l’attitude similaire adoptée à l’égard des animaux par beaucoup de gens dans la société contemporaine. Le respect pour la vie est un slogan souvent cité aujourd’hui que chacun devrait méditer, et sur l’importance qu’il suggère non seulement le respect pour les autres hommes mais aussi pour toutes les formes de vie, animales ou végétales. Tous ont leur place sur la Terre. Nous devons vivre de quelque chose et il est souvent suggéré que nous devrions descendre le plus bas possible dans la chaîne alimentaire pour notre nourriture. Les végétariens ont fait une part du chemin et les végétaliens et frugivores encore plus. Les trois approches sont basées sur le respect de la vie et sur l’opinion que les animaux devraient être beaucoup mieux traités par les hommes.

La cruauté est virtuellement endémique dans la société humaine et on peut se demander ce qui fait que tant d’hommes recherchent et se réjouissent de la cruauté dans leur vie. Les cruautés dans certains soi-disants "divertissements" appellent une attention particulière dans leur propre droit. Cependant, cet article est principalement orienté sur le végétarisme. Certains ne considèrent pas cruel de manger les animaux et prétendent que ceux-ci sont bien traités pendant leur vie. Bien entendu, ceci est devenu absolument faux avec le développement des méthodes d’élevage industriel et l’absence de toute considération pour le comportement naturel des animaux. Si les veaux sont mis dans des boxes qui leur empêchent l’accès à leurs mères, le grand air, et les prairies vertes qui sont leur habitat naturel, ou si les poulets sont cloîtrés dans des systèmes intensifs leur ôtant la possibilité d’étirer leurs ailes et de garder leurs habitudes naturelles, ceci et beaucoup d’autres pratiques sont tous basés sur l’absence de considération et de respect pour les animaux.

Les arguments en faveur de ces pratiques sont économiques, bien que ceux qui exercent habituellement de telles cruautés prétendent que les animaux préfèrent de tels traitements. Si de telles pratiques ne sont pas cruelles alors que sont-elles ? Certains prétendent que les animaux ne choisissent pas de sortir de leur boxe même portes ouvertes, alors que c’est plus le résultat du conditionnement que d’un choix. Une chose est sûre, ce choix n’est pas donné aux animaux ! La société occidentale moderne a beaucoup de responsabilités en encourageant une alimentation basée sur la viande. Malheureusement, certains pays du Tiers Monde regardent l’Occident comme un modèle séduisant ! Ils prêtent rarement attention au traitement des animaux et aux effets de la viande sur la santé et l’environnement. La pression de l’opinion publique dans beaucoup de pays en développement devrait être un argument suffisant pour stopper et abandonner une alimentation basée sur la viande.

La production animale dans les systèmes d’élevage intensif concentre les rejets animaux au lieu de les épandre sur les champs comme fumure. Ce qui était vu autrefois comme souhaitable devient maintenant une nuisance et un problème économique. L’évacuation des déchets est coûteuse et le problème est étroitement lié à l’augmentation de la consommation de viande. Les éleveurs rejettent les déchets dans les eaux d’égouts, les ruisseaux et les rivières, ce qui pollue et détruit les écosystèmes qui existaient depuis si longtemps. De plus, la nature intensive de l’élevage industriel facilite la propagation des maladies, donc les animaux sont traités avec de grandes quantités d’antibiotiques, d’activateurs de croissance et d’autres produits similaires. Bien entendu, ceux-ci se concentrent dans la viande et entraînent troubles et maladies chez l’homme. De plus, certains de ces produits se retrouvent dans les eaux d’égout et sont repris un peu plus tard dans la chaîne des eaux où l’eau impure est repompée pour l’homme et la purification n’enlève pas la totalité de ces résidus.

L’augmentation du cancer, des maladies cardio-vasculaires, des maladies rénales et du foie, aussi bien que le diabète et beaucoup d’autres problèmes de santé, sont liés de près à l’augmentation de la consommation de viande. La recherche médicale fournit d’amples preuves qu’une alimentation végétarienne est meilleure pour la santé et que l’incidence de nombreusese maladies sérieuses est beaucoup moins commune chez les végétariens. C’est bien de faire quelque chose pour des raisons morales mais c’est encore mieux si on découvre que c’est bien pour la santé aussi !

Le développement du végétarisme dans le monde occidental atteste de l’augmentation chez de nombreuses personnes du désir d’une vie plus humaine, d’un style de vie en harmonie avec l’environnement et la santé. En Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe et Australie il y a une progression marquée et continue du végétarisme. En Europe de l’Est et en Europe Centrale, depuis les changements politiques, il y a eu une poussée d’intérêt pour le végétarisme. Les mouvements végétariens et de protection animale se sont développés et gagnent du soutien. En Asie l’encouragement gouvernemental pour la consommation de viande est contré par des groupes végétariens. Dans un pays comme l’Inde, avec une longue histoire d’Ahimsa, respect pour la vie donc végétarisme, la bataille pour le végétarisme est menée par des groupes moraux et religieux, aussi bien que par des environnementalistes et docteurs qui apprécient les bénéfices d’une approche végétarienne. En Grande Bretagne la poussée du végétarisme a été très marquée durant ces 20 dernières années, ainsi maintenant les végétariens ne sont plus regardés comme des gens singuliers ou étranges mais faisant partie du courant actuel. Des repas végétariens sont disponibles dans tout le pays et la jeunesse se dirige vers le végétarisme. Les supermarchés étalent un bon assortiment de produits végétariens, rendant les courses plus faciles, et attirent l’attention des mangeurs de viande sur la grande variété d’aliments bons et sains que les végétariens consomment. Linda McCartney, épouse du fameux Beatle, Paul McCartney (les deux sont récemment devenus responsables de la Vegetarian Society du Royaume Uni), a élaboré une variété d’imitations de produits carnés, incluant tourtes et saucisses, qui attirent beaucoup de gens ne se considèrant pas eux-mêmes comme végétariens. De telles initiatives sont de plus en plus imitées dans d’autres pays.

La technologie moderne a grandement à répondre de la façon dont l’homme traite les animaux. Récemment, la montée de la biotechnologie et de la manipulation génétique a entraîné de nouvelles façons d’utiliser l’animal pour servir l’homme, et la moralité semble être peu considérée quand on pense de quelles façons les espèces peuvent être manipulées pour que l’homme les exploite encore plus. Si les hommes ont des droits sur les animaux, on peut dire également qu’ils ont des responsabilités. Cela veut dire qu’ils doivent considérer l’animal, son bien-être et sa santé. Malheureusement, la situation présente suggère que ces pratiques sont peu courantes chez la grande majorité des gens. Le seul but qui les intéresse est de maximiser le rapport économique de l’animal.

Il est souvent argumenté que les animaux étant des espèces différentes des humains, la façon de les traiter n’est pas importante. Bien entendu, les personnes qui expriment de telles vues pourraient également ne pas être trop concernées par la manière dont les autres sociétés humaines sont traitées. Beaucoup d’entre nous peuvent voir une relation entre les deux. Les gens qui traitent les autres humains avec respect sont plus susceptibles de montrer du respect envers les autres espèces. Plus d’une fois on a entendu la suggestion que l’intérêt pour les animaux devrait être remplacé par l’intérêt pour les humains. Les gens concernés par les droits de l’animal sont normalement autant concernés par les souffrances humaines.

Nous savons que les animaux ressentent la peine, la souffrance et montrent de la détresse. Nous ne pouvons comprendre complètement leur processus de pensée mais il y a suffisamment de preuves que les animaux ont leurs sociétés et leurs manières de vivre. Qui ira dire qu’avec le temps leurs droits devraient être inférieurs à ceux attendus et recherchés par les humains ? Beaucoup d’animaux sont moins intelligents que les humains mais il y a aussi des variations considérables de l’intelligence parmi les hommes. Si quelqu’un prétend que l’intelligence inférieure de beaucoup d’animaux nous donne le droit de les traiter comme nous voulons, sans égards, alors il pourrait aussi prétendre que les humains moins intelligents devraient être traités de façon similaire. En fait, certaines philosophies politiques, bien que très discréditées, ont avancé de tels arguments.

Nous sommes sur cette planète pour un temps limité et la manière dont nous interagissons et utilisons la planète affectera les générations futures, probablement jusqu’à la fin du monde tel que nous le connaissons. On peut proclamer que c’est notre intérêt de minimiser les souffrances et mauvais traitements subis par les animaux et les hommes, et de se diriger vers un monde plus humain et en paix avec lui même. Présumant que c’est un but que la grande majorité des gens voient comme souhaitable, il est donc nécessaire d’améliorer notre conduite envers les hommes et les animaux. Les gens souhaitent généralement vivre en bonne santé et l’approche végétarienne conduit dans cette direction tout en minimisant la souffrance des autres espèces animales. L’approche carnivore entière est basée sur l’hypocrisie. Les gens utilisent quelques animaux comme compagnons et les traitent d’une façon spéciale. Les autres animaux sont souvent vus comme nuisibles ou comme nourriture et donc ne justifient pas les soins et la protection que reçoivent les animaux de compagnie. Il est bon de rappeler que dans beaucoup de pays, si l’on traitait son animal familier de la même façon que dans les fermes on serait passible de poursuites judiciaires. Beaucoup d’animaux sauvages ne bénéficient d’aucune protection légale et sont donc là pour les chasseurs et quiconque d’autre pour les traquer et les traiter comme ils le souhaitent.

C’est ma conviction que l’avenir du monde est très lié à la manière dont nous traitons nos plus faibles créatures et compagnons. Cruauté et méchanceté ne devraient plus avoir de place dans une société civilisée. Bien que nous clamions souvent que nous sommes civilisés, je prétendrai que nous en sommes loin. De nos jours nous regardons l’esclavage avec horreur et avons des difficultés à comprendre comment de telles pratiques ont pu durer si longtemps et existent encore maintenant dans quelques parties du monde. Comme nous sommes sortis de l’esclavage humain nous devons regarder l’étape suivante et sortir de l’esclavage animal. Un monde végétarien sans exploitation ni cruauté envers les humains et les animaux, par moralité et par intérêt, doit être notre but. Si nous ne nous en préoccupons pas maintenant, l’avenir de toutes les créatures continuera à être sombre.

Maxwell G.Lee
IVU General Secretary, 1979-1996
IVU Deputy President 1996-1999
IVU President 1999
IVU Chairperson 1999-2000
Fellow of IVU, from 2000
IVU Council Member 2002

Source : IVU Newsletter, Octobre 1995

Traduction française de G. Chatras

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