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Posts Tagged ‘végétarisme’

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JMV 2009 à Paris : une action réussie !

Mercredi, octobre 7th, 2009

JMV 2009 à Paris

C’est en plein coeur de Paris qu’un groupe de militants de l’AVF a distribué une rose à chaque personne s’engageant par écrit à manger végétarien un jour par semaine jusqu’à la fin de l’année.

En moins d’une heure, plus de cent personnes se sont engagées, repartant avec une rose et un tract illustrant par les chiffres à quel point une réduction de la consommation mondiale de viande avait un impact majeur sur l’environnement, la faim dans le monde, la santé humaine et le bien-être animal. (suite…)

Oyez, oyez !

Mardi, septembre 8th, 2009

Journée de l’animal

Que vous habitiez Paris, la région parisienne ou la province, vous trouverez toujours un événement AVF à vous mettre sous la dent végétarienne. Par exemple, les inconditionnels de la capitale trouveront leur bonheur dans le fait que l’AVF tienne un stand lors du prochain Festival de la cause animale, samedi 26 septembre 2009, en plein centre de Paris (l’information est ici).

Les amoureux de la banlieue trouveront quant à eux l’AVF lors de la 7ème Journée de l’animal, organisée à Fontenay-sous-Bois le dimanche 20 septembre . S’il est possible d’y adopter des animaux, il est également permis d’y faire d’une pierre deux coups en adoptant l’adhésion à notre association…

Quant aux mordus de la vie en province, ils se réjouiront de rencontrer l’AVF dans les allées du Salon Fougères de Tours, les 26 et 27 septembre prochains et, le dimanche à 17h30, d’y assister à l’atelier « protéger la planète et soi-même : l’alternative végétarienne », animé par Isabelle, irrésistible conférencière (et non par André Méry comme indiqué sur le site du Salon)

(suite…)

Les poissons souffrent, eux aussi

Mardi, juin 30th, 2009

Malgré ce que le confort des apparences nous pousse à croire, le monde des animaux aquatiques est d’une grande complexité. Les poissons tout comme les êtres humains ou les autres animaux terrestres perçoivent, souffrent, communiquent.

La plupart des poissons produisent des sons (malheureusement seulement audibles grâce à un hydrophone) lorsqu’on les touche, lorsqu’on les tient, lorsqu’on les poursuit.
Leurs sensations, qu’elles soient visuelles, olfactives, gustatives ou tactiles, sont aussi très développées, souvent beaucoup plus que chez la majorité des autres animaux. Leur système nerveux présente les mêmes récepteurs à la douleur que les nôtres.

Ils ressentent aussi la peur. Comme chez l’homme, leur fréquence cardiaque augmente, ainsi que leur rythme respiratoire ; une décharge d’adrénaline est libérée lorsqu’ils sont traqués par exemple. Il a été démontré que les perches apprennent rapidement à éviter les hameçons en voyant d’autres poissons se faire prendre.
Les poissons ressentent donc la douleur, la peur, la privation de liberté ou le stress dus aux stimuli sensoriels violents. Les maintenir enfermés en aquarium les prive de leurs besoins fondamentaux, les soumet quotidiennement aux chocs que sont les bruits, la lumière, les polluants domestiques (fumées, parfums). Nombre d’entre eux meurent ou sont blessés lors de la capture (dynamite, bombe de cyanure, anesthésiant, prise au filet). Ceux qui survivent souffrent d’ennui, de stress, et/ou de troubles divers.

Des milliers de milliards de poissons meurent aussi pour le commerce agroalimentaire, leur mort n’est alors ni rapide ni indolore (l’agonie pouvant durer plusieurs jours). Dans les filets, les poissons meurent étouffés, écrasés. Lorsqu’on les remonte, les frottements leur mettent les flancs à vif, la décompression fait exploser leur vessie natatoire, sortir les yeux de leurs orbites ou l’œsophage et l’estomac par la bouche. Beaucoup sont congelés ou vidés vivants, on les extrait souvent du filet au moyen d’un crochet. Outre les poissons, de nombreux mammifères, tortues, oiseaux sont pris dans les filets et meurent. La pêche de loisirs, elle, ne tue que les poissons mais par "amour" du sport. La douleur infligée par l’hameçon perforant les chairs provoque de vives manifestations de panique : le poisson se débat, crache, coule. Ensuite, il est jeté a terre. Relâcher les poissons parfois avec l’hameçon encore accroché aux branchies ou aux organes intérieurs s’ils l’ont avalé, revient à leur infliger une incapacité temporaire ou permanente à s’alimenter, à se déplacer… voire une agonie interminable. Certains poissons sont mutilés pour servir d’appât afin d’en pêcher d’autres.
Des millions de poissons pêchés chaque année dans les cours d’eau sont issus de la reproduction artificielle et consanguine : dégénérés, si peu craintifs qu’ils ne savent même plus se protéger.
Les poissons, comme beaucoup d’autres animaux, sont assimilés par l’homme à des objets : on peut les empoisonner, assécher leur plan d’eau, on peut les mutiler, les frapper, les éventrer, les capturer, les décapiter… aucune importance, notre incapacité à percevoir leur terreur et leurs souffrances nous invite à penser qu’ils n’en éprouvent aucune !

Même si nous ne ressentons généralement que peu de compassion pour les animaux aquatiques, refuser de pêcher, de manger ou de tenir des poissons enfermés dans des aquariums, c’est prendre conscience de leur capacité à éprouver des émotions et des sensations douloureuses.
Nous pouvons tous choisir une alimentation ou des loisirs respectueux des autres êtres sensibles et remettre ainsi en cause nos préjugés qui nous font ignorer la souffrance des animaux non-humains.

Les poissons parlent

Jeudi, juin 25th, 2009

Le monde du silence est un mythe !

C’est ce que nous dit le site liberation.fr, dans une brève en date du 12
janvier 2009 expliquant que grâce aux nouvelles technologies
d’enregistrement, les scientifiques peuvent capter les sons produits par les
poissons, avec une précision de plus en plus fine. Et prouver qu’ils
utilisent leurs bruits pour communiquer.
Une vidéo est même disponible, donnant à entendre (et à voir) plusieurs espèces de poissons en train de « vocaliser ».
C’est beau, et on s’enthousiasmerait pour la science si l’on ne se disait
pas qu’elle enfonce en la matière des portes grandes ouvertes, car on se
demande bien par quelle astuce évolutive les poissons n’auraient pas, comme
les autres animaux, la possibilité d’émettre des sons pour communiquer…
Enfin, au moins c’est enregistré « avec une précision de plus en plus fine ». C’est toujours ça. Vous verrez que bientôt on « découvrira » que les
poissons poussent des cris de douleur quand ils sont pêchés ; ça fera un
scoop, plusieurs dépêches, et on appellera cela une grande avancée
scientifique. Ah bon, parce qu’on n’en savait rien ?

Source : www.liberation.fr/sciences/0601530-monde-du-silence-les-poissons-causent

Compte-rendu d'un parcours à vélo à travers la Suède

Samedi, juin 20th, 2009

De Kiruna ville du Nord de la Suède à la Capitale Stockholm, en passant par le cercle Arctique. 1411 kilomètres.

Participants:

  • Sigrid De Leo, Secrétaire Honoraire de l’European Vegetarian Union (EVU), Widnau, Suisse
  • Ronald Persson, Stockholm
  • Arne Wingqvist, Cagnes sur Mer. France
  • Ylva Oehrn, Stockholm, s’est jointe à nous de Härnösand à Stockholm, 9 jours.
  • 2 jeunes filles. Jeanette Ceder, de Mariefred, et Katarina Lindberg, de Umea, se sont jointes à nous de Kiruna à Umea, 8 jours.
  • Les participants étaient âgés de 18, 20, 27, 53 (2) et 78 ans.

    Karin Wingqvist était au volant de la voiture accompagnatrice. Kinésithérapeute de profession, elle aurait pu nous soigner en cas de problème.

    Comment tout a commencé.

    Végétarien depuis ma plus tendre enfance, et devenu végétalien et fruitarien depuis de nombreuses années, je voulais prouver qu’une alimentation constituée de fruits frais, baies, noix, graines et crudités serait suffisante, non seulement pour les activités de tous les jours, mais aussi pour un effort assez sérieux sur une longue période. Mon choix se fixa sur un parcours à vélo auquel je pensais depuis de nombreuses années, de Kiruna à Stockholm. C’est un grand trajet à travers les plus agréables régions que la Suède peut offrir, de bonnes routes, des ascensions et descentes de montagnes, dont certaines assez raides. Nous eûmes bien sûr aussi de longues étendues plates, la route sinuant le long des rives des lacs et de la Mer Baltique, courant le long de puissantes rivières ou de petits ruisseaux, nous donnant de nombreuses opportunités de nager et de nous rafraîchir. Notre alimentation était composée de fruits frais, baies, noix et graines pour le petit-déjeuner et le déjeuner, chacun les achetant dans les magasins et marchés sur le trajet. Au dîner nous ajoutions de la salade et des crudités, particulièrement à feuilles vertes, des carottes etc. Comme boisson nous buvions seulement de l’eau fraîche.

    L’information de ce voyage a été publiée dans beaucoup de journaux et bulletins végétariens, végétaliens et fruitariens partout dans le Monde. Beaucoup d’associations ont aussi publié l’information sur leurs pages Internet. Environ 150 personnes, dont beaucoup de pays par-delà les mers ont demandé plus de détails sur ce parcours.

    Petit groupe

    "Les grands singes dont la dentition est presque identique à celle de l’homme, vivent principalement de (cru!! SDL) fruits, graines, noix et autres variétés nutritives similaires et de savoureuse texture élaborées par le royaume végétal. La profonde similitude des dentitions des grands singes et des hommes démontre que l’homme était depuis ses origines adapté à manger le fruit des arbres dans le paradis."
    Richard Owen (1804-1892) Naturaliste anglais

    Il y eut plusieurs raisons pour expliquer le faible nombre de participants. Beaucoup ne pouvaient disposer des presque 4 semaines nécessaires à ce voyage, d’autres ne pouvaient supporter le coût du voyage et les frais de séjour, d’autres pensaient que la distance était trop importante et finalement beaucoup me dirent qu’ils voulaient également manger des aliments cuits, tels que pommes de terre, pâtes, riz, soupes, pain, céréales, etc. Ils doutaient que des fruits et crudités les nourriraient suffisamment pour un voyage aussi pénible.

    Je suis persuadé que ces personnes n’ont jamais essayé de vivre seulement d’aliments crus sur une période importante. Nous savons tous que les coureurs de marathon se remplissent avant la course de beaucoup de spaghettis, macaronis et autres aliments riches en hydrates de carbone, pour être assez forts pour terminer la course. Le départ fut fixé au mardi 15 juillet 1997. Nous nous réunimes la veille à Kirana et passâmes la nuit à l’Auberge de Jeunesse. A 8 H le lendemain matin nous démarrâmes notre long périple à vélo.

    Nous transportâmes toutes nos affaires dans des sacoches de chaque côté des roues arrières et avant. Nous avions chacun entre 12 et 20 kg de bagages. J’avais réservé des places dans des Auberges de Jeunesse et des campings tout au long du parcours. Nous avons respecté ce planning , nous arrivions aux hébergements selon le programme prévu.

    Le trajet le plus long d’une journée fut de 129 km et le plus court, le dernier jour à Stockholm, de 27 km. Nous avons parcouru un total de 1411 km avec une moyenne de 70 à 80 km par jour. La vitesse moyenne par jour la plus lente fut d’environ 14 km/h et la plus rapide de 20 km/h. Nous avons pris plaisir à traverser le pays avec les forêts, les champs, les montagnes, les lacs et la Mer Baltique. Nous eûmes le temps d’effectuer quelques petites visites dans des villages et des villes particulièrement intéressants.

    Pas de problème

    Tout se passa très bien. Pas d’accident, pas d’éclatement, pas la moindre vis de bicyclette ne fut perdue. Nous fûmes chanceux avec le temps. Pendant ces 19 jours nous avons eu une journée de petite pluie, trois jours de forte pluie, 13 jours de soleil radieux et deux jours partiellement nuageux. Nous ne nous sommes jamais arrêtés pour chercher un abri lors des journées pluvieuses, nous avons juste continué trempés. Ce fut en fait un dur voyage , mais chacun de nous se sentit mieux à la fin qu’au départ. Nous dormions bien et longtemps. Même si nous étions fatigués à la fin de la journée, nous avions assez d’énergie pour nous distraire à un concert ou avec un film en soirée. Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levions en excellente forme et prêts pour le nouveau périple du jour. Nous avons tous été très satisfaits de ce voyage. Nous avons eu une très bonne couverture médiatique sur toute la Suède. Des interviews radio et presse, et une pleine page avec photos dans le journal local de la région où je vis. A l’arrivée dans le centre de Stockholm le samedi 2 Août à 11h45, nous avons été rejoints par les familles, les amis, les présidents de l’Association Vegan de Suède, Ulla Troëng et l’Association Végétarienne Suédoise, Monica Engstroem, et la presse. L’événement finit par un repas au célèbre restaurant végétarien du centre ville de Stockholm : "Oertagaarden". Nous dégustâmes de fins légumes frais et des fruits et eûmes autant de plaisir pour ce dernier repas que pour le premier, 19 jours plus tôt, et ainsi que tous ceux pris dans l’intervalle.

    Conclusion.

    Qu’avons-nous appris de ce parcours ?

    Comme je l’ai dit au début, nous voulions prouver qu’un régime composé de fruits, de baies, de noix, de graines et de crudités serait suffisant non seulement pour les activités de tous les jours, mais aussi pour des efforts assez sérieux sur une longue période. Notre petit groupe totalisant 6 personnes a prouvé que cela était possible. Bien sûr il y a beaucoup de sportifs dans le monde qui, en vivant selon une alimentation, végétarienne sont devenus champions. Nous voulions montrer la valeur d’une nourriture végétale fraîche et crue, constituée d’environ 70 à 80 % (50-50% SDL) de fruits frais, noix et graines, le reste étant des légumes frais, crus. C’est l’opposé de la plupart des menus végétariens ou végétaliens comportant beaucoup d’aliments cuisinés à presque chaque repas. A en juger par l’augmentation de notre bien-être durant ce voyage nous avons largement réussi !

    Ce fut une initiative privée, sans but lucratif, lancée par moi-même, sans l’assistance d’aucun sponsor ou donation d’aucune sorte. Les participants ont payé eux-mêmes leur nourriture et leur hébergement, de même que leur voyage à Kiruna depuis Stockholm.

    Mon souhait est qu’un test similaire soit réalisé à plus grande échelle, organisé par une ou plusieurs associations végétariennes ou vegans, avec plus de participants, sur une plus grande distance et avec des pentes plus escarpées. Ce test devrait, bien entendu, être réalisé avec un suivi médical régulier, montrant en particulier l’état de santé et la condition physique depuis le départ jusqu’à l’arrivée.

    Arne Wingqvist, Stockholm, 18 août 1997.

    SMALL IS BEAUTIFUL

    Samedi, juin 20th, 2009

    Connaissez-vous votre « empreinte écologique » ? C’est la surface totale requise pour satisfaire à vos besoins : en nourriture, en énergie, en infrastructures. Comme les gens consomment des ressources venant du monde entier, leur empreinte est la somme des espaces qu’ils occupent pour leurs besoins un peu partout sur la planète. En 1999, la plus forte empreinte était celle des Emirats Arabes Unis, avec un peu plus de 10 ha/personne ; la plus faible était celle de la Chine, avec 1,5 ha/personne ; et la moyenne mondiale se situait à 2,3. Or, quelle aurait due être l’empreinte pour correspondre à la capacité productive de la Terre ? Juste 1,9 ha/personne… Oups, ce n’est pas ce qui s’appelle capitaliser pour ses enfants. Le WWF (World Wildlife Fund) à établi un mode de calcul qui permet de savoir de quelle superficie vous avez besoin selon une analyse de votre comportement en 16 points (alimentation, biens et services, logement, etc.). Le poste alimentation apporte de précieux renseignements :

    Empreinte écologique selon deux critères croisés Quelle est la quantité de nourriture que vous consommez qui est traitée, emballée ou importée ? (plus de 350 km)
    Très peu Un quart La moitié « >Les trois quarts La plupart
    A quelle fréquence consommez-vous des produits d’origine animale ? (da la viande, du poisson, des œufs, des produits laitiers) Jamais 0,6 0,6 0,7 0,7 0,8
    Peu souvent 0,8 0,8 0,9 0,9 1,0
    A l’occasion 1,0 1,0 1,1 1,2 1,2
    Souvent 1,2 1,2 1,3 1,4 1,5
    Très souvent 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7
    Presque toujours 1,5 1,6 1,7 1,9 2,0

    Conclusion : mieux vaut être végétalien et se nourrir localement de produits naturels si l’on veut éviter de dilapider les ressources de la planète. En moyenne, quand la quantité de nourriture transformée passe de « très peu » à « la plupart », l’empreinte augmente de 28 %. Mais quand la fréquence des produits animaux passe de « jamais » à « presque toujours », elle augmente de 156 % ! Conclusion de la conclusion : ce qui importe surtout, c’est d’être le plus végétalien possible…

    [Sources : site www.wwf.fr et Rapport "Planète vivante" 2002 du WWF]

    LETTRE OUVERTE À UNE DIETETICIENNE

    Vendredi, juin 19th, 2009

    20 février 2003

    Chère Madame,

    Un de nos adhérents a récemment écrit à l’Aprifel en demandant pourquoi ils ne parlaient pas de végétarisme. La réponse que vous lui avez fournie l’a tellement époustouflé :
    " l’alimentation végétarienne et végétalienne sont deux modes alimentaires qui excluent partiellement ou totalement les aliments d’origine animale. Ce qui induit certaines carences nutritionnelles, etc. "
    qu’il nous l’a transmise.

    Effectivement, vos connaissances en végétarisme nous semblent nécessiter un certain rafraîchissement. Nous avons l’habitude que l’on associe les carences au végétaLisme (la grande peur des protéines, la B12, etc.), mais pas au végétaRisme, lequel – faut-il vous le rappeler – inclut les œufs (la protéine de référence, tout de même !) et les produits laitiers.

    Ce courrier voudrait donc vous apporter quelques éclaircissements sur un sujet que, dans son ensemble, ignore la diététique " à la française " qui, apparemment, ne lit pas beaucoup l’anglais.

    En réalité, ni végétarisme, ni végétalisme, lorsqu’un équilibre nutritionnel est évidemment respecté, ne peuvent conduire à des carences. Les carences proviennent des alimentations déséquilibrées, et vous en savez quelque chose, puisque vous faites la promotion des fruits et légumes pour tenter de rééquilibrer le régime à l’occidentale basé sur la viande, dont les adeptes entretiennent le " trou " de la Sécurité Sociale.

    Ce qui n’est pas le cas des végétariens…

    " En Angleterre, un végétarien coûte au service national de santé anglais 12 340 livres (soit environ 19 818 euros) en traitement hospitalier, sa vie durant ; son temps d’hospitalisation représente 22% seulement de celui d’un omnivore, lequel coûte en moyenne 58 062 livres (92 994 euros). La mortalité par cancer est réduite de 40% chez les sujets végétariens. La mortalité par maladie cardio-vasculaire est réduite de 50%. "

    Voici maintenant quelques articles et ouvrages dont il est regrettable que si peu de personnes du milieu diététique français soient au courant. Nous espérons qu’ils vous amèneront à réfléchir et à ne plus " dégainer " les carences dès qu’on vous parle de végétarisme…

    Vous devriez tout d’abord vous informer de ce qui se passe dans le monde anglo-saxon, qui offre de riches recherches en cette matière. Du côté des diététiciens américains, par exemple :

    " La position officielle de l’Association Américaine de Diététique est que les régimes végétariens bien conçus sont bons pour la santé, adéquats au plan nutritionnel, et sont bénéfiques pour la prévention et le traitement de maladies spécifiques. "

    A noter que cette position officielle avait déjà été adoptée en 1987 ( !), et qu’elle a été constamment reconduite depuis lors.

    L’article présentant la position officielle passe en revue de multiples études médicales et n’hésite pas à affirmer clairement :

    " Les sources végétales de protéines peuvent, à elles seules, fournir les acides aminés essentiels en quantité adéquate, si la variété alimentaire est suffisante et si les besoins énergétiques sont satisfaits. "

    " Les régimes végétaliens ou ovo-lacto-végétariens bien conçus sont appropriés à tous les âges de la vie, y compris durant la grossesse et la lactation. Ces régimes bien planifiés satisfont aux besoins nutritionnels des nourrissons, des enfants, des adolescents, et favorisent une croissance normale. "

    Il existe également un site que vous pourriez consulter pour votre plus grand profit, celui du " Comité des Médecins pour une Médecine Responsable " (Physician’s Committee for a Responsible Medicine) . Cette organisation, qui regroupe des médecins pour une pratique médicale promouvant la santé, fait une large place à l’alimentation végétale (en France, ils seraient déjà exclus par le Conseil de l’Ordre…). Deux adresses, en particulier, permettent un bon dépoussiérage des vieux cours de diététique :

    http://www.pcrm.org/health/Info_on_Veg_Diets/vegetarian_kids.html

    http://www.pcrm.org/health/Info_on_Veg_Diets/vegetarian_foods.html

    • Pour vous reposer de l’anglais, nous ne saurions trop vous recommander un livre écrit par trois diététiciennes canadiennes, qui vous apportera une foule de renseignements sur le mythe des protéines, du fer, du calcium, des acides gras essentiels, etc. et vous fournira de nombreux exemples de menus végétariens équilibrés, au cas où vous ne sauriez quoi répondre. Comme elles-mêmes le disent :

    " Nos années de végétarisme nous ont permis de recueillir énormément d’informations auprès de ces végétariens qui jouissent d’une excellente santé sans consommer de viande ou de produits laitiers. Nous savons par expérience qu’un menu végétarien peut être à la fois sain, intéressant et savoureux " (Introduction, p. 14).

    • Quant au végétalisme, qui en France n’est pas loin d’être assimilé à un crime, il faut malheureusement revenir à la langue de Shakespeare pour s’en informer de manière sérieuse. Les ouvrages suivants, écrits par des spécialistes, vous permettront de vous faire une idée de l’adéquation des régimes végétaliens équilibrés pour tous les âges et les situations de la vie :

    - Gill Langley, Vegan Nutrition, the Vegan Society, United Kingdom, 1995
    – Dr Michael Klaper, Pregnancy, Children, and the Vegan Diet, Gentle World, USA, 1997
    – Brenda Davis, Vesanto Melina, Becoming Vegan, Book Publishing Company, 2000

    Nous savons par expérience que le milieu médical et diététique français est particulièrement enclins à entretenir le mythe des insuffisances nutritionnelles liées au végétarisme. On répète ce que l’on a entendu, …par facilité. Rares sont ceux qui cherchent à en savoir un peu plus.

    Vous serez peut-être intéressée d’apprendre qu’au Royaume-Uni, 9 % environ de la population est déjà végétarienne (selon un sondage réalisé pour le Daily Telegraph en 2001). Qu’en Suède, au moins 7 % de la population est végétarienne (selon les sondages effectués par la Swedish Vegan Society). Qu’au Etats-Unis, 4% environ da la population est végétarienne (sondage Time/CNN du 15 juillet 2002).

    Quant à l’Inde…Ne saviez-vous pas que l’Inde compte environ 20% de végétariens, et ce depuis des générations, dont la plupart ne consomment même pas d’œufs, car il s’agit d’un animal en puissance ?

    Si une part de la population indienne est mal nourrie, cela n’est pas imputable au végétarisme. Cela tient aux conditions sociales et à la pauvreté. En vérité, les végétariens indiens ont produit des scientifiques et des penseurs remarquables. Savez-vous que l’école mathématique et physique indienne est de réputation mondiale ? Srinivasa Ramanujan (1887-1920), un des plus grands génies mathématiques de tous les temps, dont on n’a toujours pas fini d’exploiter les intuitions, était végétarien. Jiddu Krishnamurti (1895-1986), qui voyagea dans le monde entier pour y donner des conférences sur le développement de l’être, et dont des Fondations dans plusieurs pays perpétuent la pensée, était végétarien. L’actuel président de l’Inde, Abdul Kalam, qui fut aussi le père du programme spatial indien, est végétarien. Lors de l’accident de Columbia, on a beaucoup parlé de l’astronaute israélien Ilan Ramon ; mais il y avait aussi l’astronaute d’origine indienne Kalpana Chawla (1961-2003), végétarienne stricte, et depuis quatre générations. Quant au carences nutritionnelles dont aurait pu souffrir Gandhi (1869-1948), personne n’en a jamais entendu parler…

    Comment ont-ils fait pour vivre, être actifs et intelligents ? Pourquoi ces exemples ne font-ils pas réfléchir les diététiciens " à la française ", arc-boutés sur leur omnivorisme hors duquel, " point de salut " ?

    u Seule a facilité de répéter les mêmes affirmations – et tant pis si elles sont dépassées – peut expliquer un tel comportement. Pourtant, quand on veut se donner la peine de réfléchir à l’adéquation des régimes végétariens, on trouve…

    Vous ne saviez sans doute pas que les universités de Cornell et de Purdue, aux Etats-Unis, ont travaillé à la mise au point de régimes végétariens pour les astronautes de la future mission vers Mars ? Il existe toute une littérature à ce sujet. En voici un exemple, qui contient certains édifiants titres de paragraphes :
    – 1. Les menus végétariens nutritifs sont assez faciles à préparer
    – 2. Les régimes végétariens sont bons pour la santé
    – 3. Dans la mise au point de menus végétariens, la variété est importante

    " Certains nutritionnistes s’inquiètent de possibles carences dans les régimes sans aucun produit animal (…) Maintenant, il est bien connu qu’un bon équilibre entre céréales et légumineuses fournit naturellement tous les acides aminés essentiels en quantité adéquate. Il est aussi connu que les humains n’ont besoin que d’une faible quantité de protéines (…) L’essentiel est en fait que des milliers de végétaliens ont suivi scrupuleusement leur régime pendant des décennies, et sont en général en meilleure santé que la population dans son ensemble. "

    Les travaux réalisés dans ce domaine sont une référence et font honneur à la recherche scientifique. En France, on en est encore à ressasser le mythe des protéines…

    u Cette question constitue peut-être la part la plus tenace du mythe des carences végétariennes. En réalité, il est virtuellement impossible de manquer de protéines, sauf à ne s’" alimenter " que de sucre, d’huile ou d’alcool. Toute personne mangeant normalement aura plus que sa part de protéines du moment que ses besoins caloriques sont satisfaits… c’est l’Aprifel qui le dit.

    La part recommandée des protéines dans l’apport calorique global se situe en effet entre 10 et 15% . Il suffit de consulter les fiches nutritionnelles de l’Aprifel (édition 1998/99) pour constater que, sur 42 légumes analysés, le pourcentage de calories apportées par les protéines pour 100 g d’aliment comestible est en moyenne de 29% ! Autrement dit, en arrivant à satisfaire à ses besoins caloriques uniquement par des légumes, on aboutirait à une surcharge en protéines ! Bien sûr, personne n’ira consommer que des kg de laitue pour satisfaire à ses besoins caloriques. Chacun cherchera autre chose… soit un apport de protéines supplémentaires.

    Ce qui compte est de se rendre compte que, paradoxalement, un abus de fruits et légumes peut entraîner une surconsommation de protéines, car si l’énergie apportée par les seuls fruits et légumes ne peut satisfaire aux besoins, il faudra nécessairement chercher ailleurs ses calories, avec le risque de les voir associées à des protéines en excès.

    Et la conclusion est que la question d’une insuffisance de protéines dans l’alimentation ne se pose pas, même chez les végétaliens. Car si l’on sait satisfaire à ses besoins énergétiques, alors on a toujours suffisamment de protéines. Comment se fait-il que les diététiciens ne sachent pas cela ?

    Mais les diététiciens aiment bien parler d’acides aminés essentiels. Nous connaissons la chanson : les céréales sont déficitaires en ceci, les légumineuses en cela ; on les mélange dans les bonnes proportions et l’on obtient une protéine complète. Un peu compliqué de faire la cuisine en manipulant constamment des balances… (sous-entendu, mangez de la viande, c’est tellement plus simple).

    Là encore, autre aspect du mythe. L’ambiguïté provient de ce que l’on exprime les besoins en acides aminés essentiels par rapport à 1 g de protéine. Il est alors facile de présenter la composition de la protéine de carotte (par exemple), en mg d’AAE pour 1 g de protéine, et de constater qu’elle ne correspond pas à la composition de la protéine idéale.

    En réalité, le corps a besoin d’une certaine quantité d’AAE, pour construire ses propres protéines, et n’a que faire du reste. Là encore, quelques exemples extrêmes peuvent aider à montrer que cet apport est fourni dès que la quantité calorique absorbée est suffisante.

    Si les besoins d’une personne adulte s’élèvent par exemple à 16 mg de lysine par gramme de protéine , si l’on recommande 1 g de protéine par kg de poids corporel, et si cette personne pèse 65 kg, alors il lui faut environ 1 g de lysine.

    Et si cette personne voulait satisfaire à un besoin énergétique de 2700 kcal en ne consommant que des carottes, qui apportent 33 kcal aux 100 g, il lui en faudrait à peu près 8 kg. Comme les carottes apportent 0,8 g de protéines aux 100 g, cela lui fournirait 64 g de protéines.

    Mais comme il y a environ 46 mg de lysine dans 1 g de protéine de carotte , l’apport serait par conséquent de près de 3 g de lysine, soit 3 fois plus qu’il n’en faut… Pourquoi les diététiciens ne font-ils jamais ce genre de raisonnement ?

    Par ce rapide survol de divers points qu’il vaut mieux avoir à l’esprit si l’on veut parler de végétarisme ou de végétalisme de façon sérieuse, nous espérons vous avoir apporté quelques informations originales pour alimenter votre réflexion… et éviter de répondre ce que vous avez répondu à notre adhérent.

    Nous respectons l’Aprifel dont les buts recoupent les nôtres, et dont le travail est primordial pour promouvoir une meilleure santé chez nos compatriotes. Nous comprenons parfaitement que l’on ne veuille pas, quel que soit l’argumentaire exposé, devenir végétarien. Mais voilà bientôt quarante ans que les premières études, aux Etats-Unis, ont commencé à mettre en évidence les bienfaits de l’alimentation végétarienne sur la santé . Non pas d’une consommation accrue de fruits et légumes dans le cadre d’une alimentation omnivore, mais du végétarisme même.

    Il nous semble que le temps est venu, dans ce pays, de se mettre au courant et de changer de discours. C’est ce à quoi nous nous employons. Il en va de la crédibilité de notre milieu médical.

    Cordialement,

    André Méry,
    Président d’Alliance Végétarienne.

    TEMOIGNAGE – DELPHINE HEUREUSE VEGETARIENNE

    Jeudi, juin 18th, 2009

    Article extrait du Journal Alliance Végétarienne n° 73 – Septembre 2003

    Delphine et son bébé
    Devenir végétarienne n’était qu’évidence après un périple d’un mois en Egypte en 1997, où les mauvais traitements contre les animaux (consommés ou non) étaient chose courante et donc insupportables.
    Refuser de manger de la viande et du poisson m’était devenu clair, car cela caution -
    nait la souffrance animale. Mon identité véritable se révélait au grand jour, et il m’a fallu peu de temps pour l’annoncer fièrement autour de moi.

    Ce fut une décision de couple. Choisir à deux une nouvelle façon de se nourrir, de vivre et de voir le monde était bien sûr plus simple (pour gérer notre végétarisme respectif et pour notre vie de couple !). Notre bébé, SHAAN, allaité depuis plus de 9 mois avec le plus grand des plaisirs, sera un enfant végétarien, même si je crains déjà les obstacles… !

    Etonnamment, mon mari et moi n’avons pas les mêmes raisons, mais avons toujours été d’accord sur les grandes lignes, à savoir ne plus considérer l’animal comme un produit mais comme un être vivant respecté. Mon végétarisme est plus strict que le sien, et il est vrai que je supporte difficilement ses petits écarts, comme par exemple ne pas lire les ingrédients d’un produit qui contient malgré tout des graisses animales.

    Ayant deux personnes végétariennes dans notre entourage, nous ne nous sommes pas vraiment sentis isolés, mais plutôt incompris.

    Ma famille a très mal réagi à notre nouvelle éthique de vie. Le fait de se poser des questions quant à notre manière d’être dérange profondément. Les réflexions fréquentes de mon père sont les suivantes : « Comment peux-tu ne manger que des végétaux alors que je t’ai éduquée jusqu’à ta majorité en tant que carnivore ! » ou « Mange au moins du poisson ! » ou encore « Si le monde devenait végétarien, ce serait la fin du monde agricole [sic] ! »

    Ma conscience de végétarienne s’enrichit peu à peu chaque jour qui passe. J’ai encore beaucoup de mal à donner de bons arguments, contrant ceux si bien établis des carnivores. Je me sens souvent déstabilisée par des discours de personnes convaincues que ce n’est qu’hérésie et provocation.

    Je suis adhérente depuis 15 mois à l’Alliance Végétarienne, et les nombreuses lectures que j’ai pu recevoir m’ont ouvert foncièrement les yeux. Mes motivations à rester végétarienne et à prendre une position militante se sont renforcées, endurcies, révélées. C’est pourquoi aujourd’hui je suis devenue la 1re déléguée du Maine et Loire.

    Après seulement 5 ans et demi de végétarisme, mon mari et moi réalisons qu’il est parfois plus judicieux et efficace de ne pas promouvoir le végétarisme de manière trop prononcée, lors d’une réunion de famille ou de travail… Les gens se sentent vite agressés et dérangés.
    Nous avons en effet remarqué que, lorsque nous étions très discrets, quelques personnes nous questionnaient objectivement et par conséquent réfléchissaient à leur propre manière de consommer. Un militantisme trop fort peut desservir notre cause.
    J’aimerais pourtant pouvoir crier au monde entier que je suis avant tout végétarienne : mon identité est fièrement végétarienne !

    J’aimerais tant que ma carte d’identité, mon permis de conduire ou mon CV mentionnent « végétarienne » !

    Je suis de plus en plus touchée et affectée par notre système productiviste affectant nos amis les animaux, notre Terre pourtant déjà fragilisée, les pays trop nombreux affamés et appauvris, etc.

    Notre végétarisme a été probablement le point de départ à une prise de conscience générale sur notre société de consommation montante, excessive, « déboussolante ».
    Nous mangeons donc en partie bio, militons dans différentes associations en faveur de l’environnement et espérons créer un jour un lieu alternatif où l’échange, le respect et la tolérance primeraient.

    Delphine Mégnégneau …heureuse végétarienne !

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